La pression politique s’intensifie à Washington autour du polisario. la congresswoman floridienne Maria Elvira Salazar rejoint l’initiative législative visant à classer le mouvement comme organisation terroriste.
La dynamique législative s’accélère aux États-Unis autour de la désignation du polisario comme organisation terroriste étrangère. Dernier soutien en date : la congresswoman républicaine de Floride, Maria Elvira Salazar, qui rejoint un groupe croissant de parlementaires mobilisés sur ce dossier.
Son ralliement s’inscrit dans une série d’adhésions enregistrées ces dernières semaines au Congrès américain. Après Elise Stefanik, Claudia Tenney ou encore Don Bacon, cette nouvelle signature renforce une initiative portée initialement en juin 2025 par Joe Wilson et Jimmy Panetta dans une démarche transpartisane. Au total, une douzaine d’élus soutiennent désormais ce texte, contre six lors de son introduction.
Figure influente de la communauté hispanique et membre de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, Maria Elvira Salazar apporte un poids politique supplémentaire à cette proposition, notamment sur les questions liées à la sécurité internationale.
Le texte vise à contraindre l’administration américaine à examiner formellement l’inscription du Polisario sur la liste des organisations terroristes étrangères (FTO). Ses promoteurs avancent plusieurs arguments, notamment des accusations de liens entre le mouvement séparatiste et l’Iran, évoquant des coopérations en matière militaire et de renseignement, ainsi que des transferts présumés d’équipements, notamment des drones.
Au Sénat, une initiative parallèle témoigne de l’ampleur prise par le dossier. Déposée le 13 mars 2026 par Ted Cruz, Tom Cotton et Rick Scott, la « Polisario Front Terrorist Designation Act of 2026 » prévoit un mécanisme obligeant le secrétaire d’État à enclencher une procédure de désignation en cas de confirmation de ces liens. Le texte a déjà reçu un nouveau soutien avec l’adhésion du sénateur David McCormick.
Cette convergence entre la Chambre des représentants et le Sénat marque une montée en puissance de la pression politique à Washington. Elle s’inscrit dans un contexte géopolitique plus large, marqué par les enjeux sécuritaires au Sahel et en Afrique du Nord, ainsi que par les rivalités d’influence impliquant plusieurs acteurs régionaux et internationaux.
À ce stade, ni le Front Polisario ni l’Algérie, principal soutien du mouvement, n’ont officiellement réagi à cette offensive législative qui pourrait, à terme, avoir des implications diplomatiques et sécuritaires majeures.

