Le 10 juin 2026, à la Faculté des Sciences Juridiques, Économiques et Sociales de Mohammedia, Souhail Chakir a soutenu avec mention Très honorable une thèse de doctorat qui ouvre de nouvelles perspectives sur la réforme de l’enseignement préscolaire au Maroc.
Intitulé « Réforme de la politique éducative au Maroc – Système d’enseignement primaire », ce travail de recherche ambitieux met en lumière les enjeux cruciaux de l’éducation de la petite enfance, en proposant une lecture des politiques publiques actuelles, enrichie par des études de terrain et des comparaisons internationales.
Un sujet au cœur des priorités nationales
Souhail Chakir s’intéresse à une phase cruciale du développement de l’enfant : celle de 4 à 6 ans, moment-clé où se forgent les capacités motrices, cognitives, sociales et les premières valeurs citoyennes et morales. Sa recherche met en lumière le rôle stratégique que joue le préscolaire dans la réussite scolaire future et dans l’équité sociale.
Une approche pluridisciplinaire et rigoureuse
La thèse adopte une méthodologie hybride : historique, juridique, comparative et empirique. Elle mobilise des données de terrain recueillies notamment dans plusieurs provinces rurales, où Souhail Chakir a mené des enquêtes auprès d’enfants inscrits dans des établissements publics, privés, ou dans les kuttab coraniques.
Il en ressort un constat clair : malgré des efforts étatiques répétés, le préscolaire souffre encore de nombreux freins structurels, notamment en milieu rural — manque d’infrastructures, marginalisation sociale, inégalités d’accès — qui compromettent son efficacité et son universalité.
L’auteur enrichit sa réflexion par une analyse des modèles internationaux les plus performants (notamment dans les pays scandinaves et asiatiques), pour proposer des mécanismes réalistes de réforme et de généralisation du préscolaire marocain.
Des résultats concrets au service de la réforme
Souhail Chakir avance des recommandations précises à l’adresse des décideurs, fondées sur les besoins réels du terrain et les résultats de ses enquêtes. Il plaide pour :
- une meilleure formation des éducateurs,
- une adaptation des Programme d’enseignement aux réalités locales,
- une inclusion renforcée des enfants défavorisés,
- et une planification éducative alignée sur les objectifs de développement humain.
« Réformer le préscolaire, ce n’est pas seulement préparer l’enfant à l’école, c’est poser les fondations d’une société plus équitable, plus instruite, et plus résiliente », affirme Souhail Chakir dans ses conclusions.

En couronnant ce travail par la mention Très honorable, l’université de Mohammedia reconnaît une recherche ambitieuse, appliquée et visionnaire. Une contribution qui s’inscrit pleinement dans les enjeux éducatifs contemporains du Maroc.

