Avec un engagement de 6 millions de dollars, l’Université Mohammed VI Polytechnique, l’UNESCO et la Fondation OCP lancent une nouvelle phase de leur partenariat stratégique pour 2025-2027. Objectif : catalyser un développement africain durable et souverain, fondé sur l’éducation, l’innovation technologique, le patrimoine culturel et la résilience environnementale.
L’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), l’UNESCO et la Fondation OCP ont officialisé une nouvelle étape de leur partenariat stratégique couvrant la période 2025-2027, dotée d’un financement de 6 millions de dollars. Signé par Mostapha Terrab, Président du Groupe OCP, et Audrey Azoulay, Directrice générale de l’UNESCO, cet accord vise à renforcer les capacités africaines dans des domaines clés : intelligence artificielle, enseignement supérieur, patrimoine culturel et environnement.
Plutôt qu’un modèle figé, cette initiative repose sur une architecture modulaire et intégrée, structurée autour de cinq axes complémentaires. Chaque domaine fait l’objet d’une approche opérationnelle spécifique, avec un fort accent mis sur l’adaptation aux réalités locales et régionales du continent.
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L’IA comme levier de souveraineté
L’un des piliers du programme est l’intelligence artificielle, à travers l’implémentation du Consensus africain de Rabat sur l’IA. Ce volet ambitionne de former des compétences locales, de stimuler la recherche appliquée et d’introduire l’IA générative dans certains services publics africains. L’objectif : faire émerger des États africains acteurs de leur transformation numérique, capables de fixer leurs propres standards éthiques et technologiques.
L’enseignement supérieur comme moteur d’intégration
Le partenariat mise également sur la mobilité académique intra-africaine, à travers la plateforme Campus Africa, destinée à connecter universités, chercheurs et étudiants à l’échelle du continent. Des programmes de bourses, de co-encadrement de thèses et d’échanges universitaires renforceront les écosystèmes locaux de savoirs et favoriseront la circulation des talents.
Valoriser l’histoire et le patrimoine africains
Autre volet clé : l’intégration de l’Histoire générale de l’Afrique dans les programmes universitaires. Il s’agit d’offrir une lecture panafricaine du passé, à travers des supports pédagogiques multilingues et la formation des enseignants. Le programme Maou’root, quant à lui, s’emploie à structurer un réseau de professionnels du patrimoine à l’échelle continentale, combinant approche communautaire, conservation interdisciplinaire et innovation sociale.
Environnement : des projets pilotes pour des modèles reproductibles
Enfin, des zones protégées en Afrique serviront de laboratoires grandeur nature pour tester des approches de restauration des écosystèmes qui conjuguent conservation de la biodiversité, résilience climatique et développement économique local.
Un partenariat au service d’une Afrique souveraine
Depuis 2017, les trois institutions ont tissé un partenariat fondé sur des valeurs partagées : investissement à long terme dans le savoir, ancrage local des solutions, et développement d’outils au service de la souveraineté africaine. Cette nouvelle phase ambitionne de passer à l’échelle, en articulant la science, la culture et la technologie au service des territoires africains.

