À l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, l’association « Touche pas à mon enfant » a salué le lancement de la campagne nationale de sensibilisation initiée par l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE). Tout en se félicitant de cette initiative, l’organisation appelle les institutions publiques à renforcer leurs efforts pour lutter durablement contre l’exploitation économique des mineurs et garantir le respect des droits fondamentaux de l’enfant.
L’association « Touche pas à mon enfant » a exprimé son soutien à la campagne nationale de sensibilisation aux dangers du travail des enfants lancée par l’Observatoire national des droits de l’enfant (ONDE), à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants.
Dans un communiqué, la présidente de l’association, Najat Anwar, ainsi que les membres de l’organisation ont salué cette initiative menée sous la présidence effective de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Meryem, soulignant son engagement constant en faveur de la protection de l’enfance et de la promotion des droits des enfants au Maroc.
L’association considère que le travail des enfants demeure l’une des formes les plus préoccupantes de violation des droits fondamentaux. Elle rappelle que ce phénomène prive de nombreux mineurs de leur droit à l’éducation, à la scolarisation et à un développement équilibré, tout en les exposant à diverses formes d’exploitation et de vulnérabilité.
Estimant que la sensibilisation constitue un levier essentiel pour combattre ce fléau, « Touche pas à mon enfant » appelle l’ensemble des départements ministériels et des institutions concernées à s’inspirer de l’approche adoptée par l’ONDE. L’organisation plaide pour la mise en œuvre de politiques publiques durables, capables de traduire les orientations de l’Observatoire en actions concrètes sur le terrain.
L’association insiste également sur la nécessité de maintenir les campagnes de sensibilisation tout au long de l’année, afin d’éviter qu’elles ne se limitent à des actions ponctuelles liées aux journées internationales. Selon elle, seule une mobilisation continue permettra d’ancrer une véritable culture de protection de l’enfance au sein de la société.
Par ailleurs, l’organisation appelle à une application rigoureuse des dispositions légales encadrant le travail des mineurs. Elle réclame le renforcement des mécanismes de contrôle ainsi que des sanctions dissuasives à l’encontre des employeurs qui exploitent des enfants, tout en soulignant l’importance de développer les programmes d’accompagnement social destinés aux familles vulnérables.
Pour « Touche pas à mon enfant », la lutte contre le travail des enfants ne peut être efficace sans une approche globale associant prévention, protection sociale, accès à l’éducation et application stricte de la loi.
L’association conclut en appelant à une mobilisation collective réunissant pouvoirs publics, institutions spécialisées et société civile afin de construire un environnement plus protecteur pour les enfants et de progresser vers un Maroc libéré de toute forme de travail infantile.

