L’organisation « Touche pas à mon enfant » a salué l’intervention rapide des autorités judiciaires et sécuritaires marocaines dans l’affaire des vidéos portant atteinte à la dignité de jeunes filles mineures. L’association met en avant la fermeté du parquet et de la Brigade nationale de la police judiciaire, tout en appelant à poursuivre les réformes législatives destinées à renforcer la protection de l’enfance au Maroc.
L’organisation Touche pas à mon enfant a annoncé avoir été officiellement informée de l’arrestation des suspects impliqués dans l’affaire des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux et accusées de porter atteinte à la dignité de jeunes filles mineures au Maroc.
Les personnes interpellées ont été placées en garde à vue, tandis que l’enquête judiciaire se poursuit sous la supervision du Procureur Général du Roi près la Cour d’appel de Rabat. Les investigations sont menées par la Brigade Nationale de la Police Judiciaire à Casablanca afin de déterminer l’ensemble des responsabilités avant la présentation des suspects devant la justice.
L’organisation a tenu à saluer « la réactivité immédiate » des institutions judiciaires et des services de sécurité marocains, estimant que cette intervention illustre « la fermeté de l’État de droit » face aux atteintes visant les enfants et les mineurs.
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Selon l’association, cette réponse judiciaire constitue un signal fort envoyé à toute personne tentée d’exploiter l’espace numérique pour porter atteinte à la sécurité ou à l’intégrité des enfants. Elle considère également que cette affaire met en lumière l’importance croissante de la vigilance numérique et de la mobilisation sociétale autour des questions liées à la protection de l’enfance.
Dans son communiqué, l’organisation relie aussi cette séquence au chantier de réforme du Code de la famille actuellement engagé au Maroc. Elle estime que les débats autour de la protection des mineurs et de la dignité des enfants renforcent la nécessité d’adapter le cadre législatif afin de mieux répondre aux nouvelles formes de violences et d’exploitation liées au numérique.
L’association a enfin réaffirmé sa volonté de poursuivre son action aux côtés des institutions nationales et des différents acteurs de la société civile pour défendre les droits des enfants et renforcer les mécanismes de protection des mineurs au Maroc.

