TotalEnergies délocalise une partie de son service client vers le Maroc à compter du 1er janvier 2026. Une décision qui menace 163 emplois en Belgique mais qui illustre, à l’inverse, l’attractivité croissante du Royaume dans le secteur des services externalisés.
À partir du 1er janvier 2026, TotalEnergies confiera la gestion de ses appels en français à des centres d’appels installés au Maroc, mettant fin à un partenariat de sept ans avec le call-center liégeois IKANBI. Environ 163 employés belges se retrouvent ainsi menacés de licenciement, tandis que cette décision confirme le rôle croissant du Maroc comme hub régional des services externalisés.
Cette réorganisation découle d’un appel d’offres international qu’IKANBI n’a pas remporté. Les missions concernées incluent l’explication des factures, les transferts de compteurs et la négociation de contrats, désormais assurés par des équipes marocaines reconnues pour leur expertise multilingue.
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Toutefois, TotalEnergies précise qu’à partir de 2026, la moitié des appels résidentiels ainsi que l’ensemble du support client B2B continueront à être gérés depuis la Belgique, tandis que les appels en néerlandais resteront confiés à des prestataires locaux.
Pour les syndicats et salariés belges, la décision est vécue comme un coup dur social. Mais côté marocain, elle s’inscrit dans une dynamique d’essor du secteur de l’outsourcing, qui emploie déjà des milliers de jeunes diplômés dans les grandes villes comme Casablanca, Rabat, Fès ou Tanger. Avec des coûts compétitifs, une main-d’œuvre francophone qualifiée et des infrastructures solides, le Royaume confirme sa place comme destination privilégiée des grands groupes internationaux en quête de rationalisation.

