À peine remis des effets de la tempête Leonardo, le Maroc fait face à une nouvelle perturbation atmosphérique nommée Marta, qui apporte pluies intenses, vents forts et risques d’inondations principalement dans le nord du pays.
Cette dépression, formée au large de l’océan Atlantique, a d’abord frappé durement l’Espagne et le Portugal ce week-end du 7-8 février, générant par extension une instabilité au Royaume sur les régions de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, le Rif, le Loukkos, le Gharb et les côtes atlantiques nord jusqu’à Essaouira.
Selon les prévisions de la Direction générale de la météorologie, cette instabilité persiste jusqu’au début de la semaine prochaine, avec des averses orageuses les plus marquées ce samedi et dimanche, une amélioration progressive attendue lundi 9 ou mardi 10 février, et un retour à des conditions stables mercredi.
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Les précipitations soutenues risquent de saturer les sols déjà humides, provoquant des inondations locales, des crues d’oueds et des perturbations sur les routes du Nord, tandis que des rafales de vent parfois fortes agitent le littoral avec une houle dangereuse, et que de la neige tombe à partir de 1400-1600 m dans le Rif et l’Atlas.
Pour l’instant, le Maroc n’a pas signalé de bilan lourd contrairement à l’Europe où un pompier est décédé au Portugal et des milliers ont été évacués en Espagne avec des millions d’euros de dégâts, mais la vigilance reste accrue face aux conséquences potentielles comme des coupures d’électricité locales, des impacts agricoles sur les cultures précoces et des difficultés de circulation. À Casablanca et Témara, les pluies restent modérées avec des vents supportables jusqu’à lundi, sans alerte majeure.
Les autorités recommandent d’éviter les zones à risque comme les oueds et côtes, de limiter les déplacements non indispensables et de suivre les bulletins officiels de la DGM. Cette série inhabituelle de tempêtes hivernales met en lumière les défis climatiques croissants pour le Maroc, avec un hiver marqué par des épisodes pluvieux intenses qui testent la résilience des infrastructures et des populations.

