Le Conseil national des droits de l’homme assure un suivi étroit des procédures judiciaires engagées contre les supporters impliqués dans les incidents de la CAN 2025. L’institution affirme n’avoir relevé aucune violation des droits fondamentaux, tout en veillant au respect des garanties d’un procès équitable.
Le Conseil national des droits de l’homme (CNDH) a indiqué suivre de près les procédures judiciaires visant 18 supporters sénégalais ainsi qu’un ressortissant franco-algérien, poursuivis à la suite des violences ayant marqué la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 au Maroc.
Les poursuites portent notamment sur des faits d’intrusion sur la pelouse, de violences en marge d’une manifestation sportive, de dégradations d’équipements et de jets de projectiles ayant causé des dommages. Certains chefs d’accusation concernent également des violences à l’encontre des forces de l’ordre.
Dans le cadre de sa mission d’observation, le CNDH affirme n’avoir relevé aucune allégation de violation des droits des détenus, aussi bien lors des audiences de première instance qu’en appel. L’institution précise fonder son suivi sur le respect des garanties d’un procès équitable, notamment la publicité des audiences, la présomption d’innocence, ainsi que les droits de la défense, incluant l’accès à un avocat et aux services de traduction.
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Parallèlement, une mission du Conseil s’est rendue dans les établissements pénitentiaires d’El Arjat 1 et El Arjat 2 à Salé. Les membres de cette délégation, accompagnés d’un médecin, ont rencontré les détenus sans la présence de l’administration pénitentiaire. Selon le CNDH, aucun des concernés n’a signalé d’atteinte à ses droits.
L’équipe a également procédé à des échanges avec les responsables des établissements et le personnel médical, tout en examinant les dossiers et les conditions de détention.
Sur le plan diplomatique, la présidente du CNDH, Amina Bouayach, a rencontré son homologue sénégalaise en marge de l’Assemblée générale du Réseau africain des institutions nationales des droits de l’homme, tenue en février 2026 au Cameroun. Cette réunion a permis de présenter les actions menées dans ce dossier, dans un esprit de transparence et de coopération africaine.

