La ville de Casablanca entame une réforme majeure dans la gestion de ses espaces publics, en mettant un terme aux autorisations de gardiennage des voitures dans les rues et les espaces publics. Cette décision vise à répondre à des décennies de désorganisation dans un secteur souvent critiqué pour ses pratiques anarchiques.
La maire de Casablanca, Nabila Rmili, a annoncé une suspension définitive de la délivrance et du renouvellement des permis individuels de gardiennage de voitures, motos et autres véhicules à compter du 31 décembre 2024. Cette mesure intervient après des années de critiques sur le manque de régulation dans ce secteur, où les tarifs de stationnement étaient souvent arbitraires et sources de tensions entre automobilistes et gardiens.
Dans une circulaire adressée aux présidents des arrondissements, Rmili a souligné que cette décision s’inscrit dans une stratégie globale visant à établir un cadre juridique solide pour la gestion des espaces publics. Des villes comme Tanger ont déjà adopté des mesures similaires, ouvrant la voie à une meilleure régulation des services liés au stationnement.

Cette réforme dépasse le simple cadre du stationnement. Elle traduit une ambition plus large de Casablanca : moderniser la gestion de ses infrastructures urbaines et redonner aux espaces publics leur vocation première. En libérant ces espaces des pratiques abusives et désorganisées, la ville espère non seulement optimiser ses revenus, mais aussi améliorer la qualité de vie de ses habitants.

