Après la récente crise migratoire à Sebta, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué la coopération entre le Maroc et l’Espagne, qualifiant la gestion de la situation d’« efficace et efficiente ». La responsable européenne appelle toutefois à renforcer la protection des frontières extérieures de l’Union européenne et à mettre en place une stratégie commune face aux flux migratoires irréguliers.
La gestion de la crise migratoire à Sebta continue de susciter des réactions au niveau européen. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a salué lundi la coordination entre les autorités marocaines et espagnoles, estimant que les mesures prises avaient permis une réponse « efficace et efficiente ».
Dans une lettre adressée au chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez, la responsable européenne a souligné que la coopération entre Rabat et Madrid avait permis d’éviter que les migrants entrés irrégulièrement dans l’enclave ne rejoignent l’Espagne continentale et d’autres pays européens.
Elle a notamment mis en avant la rapidité des opérations de retour des migrants concernés, considérant cette coordination comme un exemple de coopération nécessaire face aux défis migratoires.
Ursula von der Leyen a réaffirmé le rôle du Maroc dans la lutte contre la migration irrégulière et les réseaux de passeurs.
« Le Maroc est un partenaire stratégique et essentiel », a-t-elle indiqué, annonçant que Bruxelles travaillait avec les autorités marocaines afin de construire un partenariat plus structuré et durable dans ce domaine.
Selon la présidente de la Commission européenne, cette coopération doit notamment permettre de mieux prévenir les départs irréguliers, renforcer la lutte contre les filières de trafic humain et améliorer les mécanismes de retour.
La crise de Sebta apparaît ainsi comme un nouvel épisode illustrant l’importance du partenariat entre l’Union européenne et le Maroc dans la gestion des flux migratoires en Méditerranée.

