Edward Gabriel, ancien diplomate américain, a clairement exprimé que le rapport de force est en train d’évoluer. Ses observations sont soutenues par les événements récents. La résolution 2797 du Conseil de sécurité a encore une fois confirmé que le plan d’autonomie proposé par le Maroc est la seule véritable option sérieuse qui se présente. Ce n’est pas le fruit du hasard : cela résulte d’années d’efforts diplomatiques constants, appuyés par les États-Unis au fil de leurs administrations démocrates ou républicaines. Lorsqu’une position reste stable à travers plusieurs présidences américaines, elle ne peut plus être considérée comme une simple possibilité, mais devient un cadre établi.
En revanche, l’Algérie demeure presque léthargique. Elle continue de soutenir le Polisario comme si la situation géopolitique n’avait pas évolué. Pourtant, tout a changé. Cette stagnation a un coût : l’Algérie voit progressivement diminuer son influence sur les décisions qui se prennent sur le Sahara.
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Il existe une distinction entre être présent dans une discussion et avoir un véritable impact. Si la stratégie algérienne demeure inchangée, cet écart se creusera de plus en plus. Le Sahara entre dans une nouvelle phase où les positions se solidifient. Ceux qui n’arrivent pas à s’adapter risquent de se retrouver comme de simples observateurs d’un processus qu’ils auraient pu contribuer à façonner.
À force d’immobilisme, on ne perd pas seulement de l’influence — on disparaît du jeu. Et dans cette nouvelle réalité, ceux qui n’agissent pas n’auront plus qu’un rôle : regarder l’avenir se décider sans eux.

