Le vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur la résolution 2025 concernant le Sahara a été repoussé à vendredi. Une décision liée à l’urgence de la situation au Soudan, mais qui ne remet pas en cause le contenu d’un texte attendu pour réaffirmer la prééminence du plan marocain d’autonomie.
Initialement prévu ce jeudi après-midi (heure marocaine), le vote du Conseil de sécurité des Nations unies sur la nouvelle résolution relative au Sahara a été reporté à vendredi. Selon le programme actualisé du service de presse de l’ONU, la session consacrée au dossier du Sahara a été remplacée par une réunion prioritaire portant sur la crise au Soudan et au Sud-Soudan.
Ce report d’un jour n’a rien d’inédit : en 2024 déjà, le Conseil avait décalé de 24 heures l’adoption de la résolution 2756, finalement votée à une large majorité (12 voix pour, 2 abstentions et une non-participation de l’Algérie).

Le vote s’inscrit dans le cadre de l’article 27 de la Charte des Nations unies, qui exige pour toute décision de fond au moins 9 voix favorables sur 15, incluant l’approbation des cinq membres permanents du Conseil, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Russie et la Chine. Un veto de l’un d’entre eux bloquerait le texte, tandis qu’une abstention ne l’empêcherait pas d’être adopté.
Sur le fond, le projet de résolution 2025 reprend les grandes lignes de celle votée l’an dernier. Il met en avant le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme base sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à une solution politique durable. Le texte réaffirme également l’importance de l’implication de toutes les « parties concernées » dans le processus mené par l’envoyé personnel du Secrétaire général, Staffan de Mistura.
Un autre point saillant du projet concerne l’appel renouvelé à recenser les populations des camps de Tindouf, une demande persistante du Maroc qui considère cette démarche comme essentielle à la transparence du dossier humanitaire.
Alors que le vote est désormais attendu pour vendredi, les observateurs s’accordent à dire que cette résolution devrait confirmer la tendance des dernières années : un appui croissant de la communauté internationale à la proposition d’autonomie marocaine, tout en maintenant la pression diplomatique sur l’Algérie pour assumer son rôle de partie prenante dans le processus politique.

