Des discussions discrètes mais stratégiques ont réuni à Madrid le Maroc, l’Algérie, le polisario et la Mauritanie, sous l’égide des États-Unis et des Nations unies. Ces échanges, centrés sur la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, traduisent une implication renforcée de Washington dans le dossier du Sahara.
Les États-Unis et les Nations unies ont facilité, dimanche à Madrid, des discussions entre le Maroc, le polisario, l’Algérie et la Mauritanie autour de la mise en œuvre de la résolution 2797 du Conseil de sécurité de l’ONU relative au Sahara. L’information a été confirmée par la mission diplomatique américaine auprès des Nations unies, qui a souligné le caractère stratégique de cette rencontre.
Organisée dans la plus grande discrétion à l’ambassade des États-Unis dans la capitale espagnole, la réunion a rassemblé des délégations de haut niveau conduites par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, son homologue algérien Ahmed Attaf, le chef de la diplomatie mauritanienne Mohamed Salem Ould Merzoug, ainsi que le représentant du Front Polisario, Mohamed Yeslem Beissat.
Les discussions ont été menées par Massad Boulos, conseiller spécial du président américain Donald Trump pour l’Afrique, et par l’ambassadeur des États-Unis auprès de l’ONU, Michael Waltz, confirmant l’implication directe de Washington dans le suivi du dossier saharien.
Cette rencontre intervient dans le sillage de la résolution 2797, adoptée en octobre dernier par le Conseil de sécurité, qui considère le plan d’autonomie proposé par le Maroc comme une base sérieuse pour parvenir à une solution politique réaliste et durable.

