Saham Bank introduit une première sur le marché marocain : un certificat de dépôt structuré lié à la performance du Bitcoin via l’ETF iShares Bitcoin Trust de BlackRock. Accessible à partir de 300.000 dirhams, ce produit permet une exposition indirecte à la cryptomonnaie avec une protection partielle du capital et plusieurs scénarios de rendement.
Saham Bank franchit une nouvelle étape sur le marché financier marocain avec le lancement d’un certificat de dépôt structuré indexé sur la performance du Bitcoin, une première dans le système bancaire national.
Contrairement à un investissement direct en cryptomonnaies, le produit ne donne pas accès à la détention de Bitcoin. Il repose sur la performance de l’ETF iShares Bitcoin Trust (IBIT) de BlackRock, un fonds coté au Nasdaq et approuvé par la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine. Cet ETF, lancé en 2024, vise à reproduire l’évolution du Bitcoin et gère aujourd’hui près de 60 milliards de dollars d’actifs.
Un placement structuré en dirhams avec capital partiellement protégé
Le produit est libellé en dirhams et proposé sur une durée de trois ans. Le ticket d’entrée est fixé à 300.000 dirhams pour les investisseurs particuliers. À l’échéance, Saham Bank garantit la restitution de 90% du capital investi, quel que soit le scénario de marché.
La performance finale dépend ensuite de l’évolution de l’ETF Bitcoin sur la période, selon trois cas de figure :
- Si la performance est positive mais inférieure ou égale à 60%, l’investisseur récupère 90% du capital ainsi que 100% des gains générés.
- Si la performance dépasse 60%, le rendement est plafonné avec un remboursement de 90% du capital et un coupon fixe de 38%.
- Si la performance est négative, seule la protection de 90% du capital s’applique.
Le pari de l’adoption institutionnelle du Bitcoin
Pour justifier ce lancement, Saham Bank met en avant la montée en puissance des produits financiers liés au Bitcoin, notamment depuis l’approbation des ETF spot aux États-Unis. Ces derniers représentent désormais une part significative des flux d’investissement sur les marchés crypto.
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La banque évoque également un contexte macroéconomique marqué par l’inflation persistante et des incertitudes géopolitiques, qui renforcent l’intérêt des investisseurs pour des actifs alternatifs. Le Bitcoin est aussi présenté comme un actif rare, limité à 21 millions d’unités, dont l’offre est mécaniquement réduite par les mécanismes de « halving », dont le dernier a eu lieu en 2024.
Dans cette logique, le Bitcoin est progressivement perçu par une partie du marché comme un « or numérique », un argument mis en avant pour expliquer l’intérêt croissant des investisseurs institutionnels.
Un produit innovant mais exposé à plusieurs risques
Si ce certificat permet une exposition encadrée au Bitcoin, il n’est pas sans risques. Le principal reste la perte potentielle de 10% du capital à l’échéance, liée à la protection partielle offerte par le produit.
À cela s’ajoute le risque de marché, directement lié à la volatilité du Bitcoin, ainsi qu’un risque de change puisque l’actif sous-jacent est libellé en dollars, ce qui peut influencer le rendement final en dirhams.
Enfin, comme tout produit structuré, le rendement dépend fortement des conditions de marché sur la durée du placement, rendant les performances futures incertaines malgré les mécanismes de protection.

