Après plusieurs semaines de suspension forcée liées aux tensions militaires entre les États-Unis, Israël et l’Iran, Royal Air Maroc s’apprête à reprendre ses vols directs vers Dubaï et Doha à partir du début juillet.
La normalisation diplomatique entre Washington et Téhéran ouvre une fenêtre pour Royal Air Maroc. Selon Hespress, le transporteur national marocain reprendra ses liaisons directes vers Dubaï et Doha dès le début du mois de juillet, mettant fin à une suspension qui avait plongé ses passagers du Golfe dans l’incertitude depuis l’escalade militaire de la fin février.
La reprise ne signifie pas le retour à plein régime. Casablanca–Doha reprendra à raison d’un vol quotidien, tandis que la ligne Casablanca–Dubaï sera desservie trois fois par semaine. Des fréquences inférieures aux niveaux d’avant-crise, signe que la RAM avance avec précaution sur un terrain encore fragile.
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Car si l’accord sur le protocole d’entente entre les États-Unis et l’Iran a mis fin au conflit, ses effets sur les marchés énergétiques restent à mesurer. La direction de la compagnie a clairement conditionné la réouverture de ses autres lignes suspendues à l’évolution des cours du kérosène, dont la flambée avait été l’un des facteurs déclencheurs des suspensions décidées le 23 mai.
Pour les passagers au départ de Casablanca vers Bangui, Brazzaville, Kinshasa, Douala, Yaoundé ou Libreville, l’attente se prolonge. Même chose pour les voyageurs entre Tanger et Malaga ou Barcelone, et ceux de Marrakech vers Lyon, Bordeaux, Marseille et Bruxelles. Ces douze destinations restent suspendues jusqu’à nouvel ordre, victimes à la fois de la volatilité des prix du carburant et d’un tassement de la demande sur ces axes.

