Sous le gouvernement de Pedro Sánchez, plus de 270.000 Marocains ont obtenu la nationalité espagnole, un record historique qui confirme l’intégration profonde de cette communauté au sein de la société espagnole. Le Maroc se hisse ainsi au premier rang des pays hors Union européenne dont les ressortissants accèdent le plus à la citoyenneté espagnole.
Depuis 2018, près d’un quart des naturalisations enregistrées en Espagne concernent des citoyens marocains. Selon les données du ministère espagnol de la Justice, plus de 270.000 Marocains ont obtenu la nationalité espagnole sous le gouvernement de Pedro Sánchez, un niveau inédit dans l’histoire récente du pays.
Cette tendance, relevée par plusieurs médias espagnols dont Mediterraneo Digital, illustre à la fois l’importance démographique de la communauté marocaine et son degré avancé d’intégration économique et sociale. Entre 2018 et 2024, sur 1,1 million de naturalisations approuvées, une sur quatre a concerné des ressortissants marocains, confirmant le Maroc comme principal pays d’origine des nouveaux Espagnols chaque année.
L’année 2023 marque un tournant, avec plus de 54.000 Marocains naturalisés, soit 22,5 % du total national. Cette dynamique se maintient en 2024 et 2025, consolidant la position du Maroc en tête des pays non européens les plus représentés parmi les nouveaux citoyens.
Le profil des nouveaux naturalisés se distingue par sa diversité : un âge moyen de 34 ans, une présence majoritaire en Catalogne, à Madrid et en Andalousie, et une répartition équilibrée entre hommes (56 %) et femmes (44 %). Une large part d’entre eux travaille dans les secteurs des services et du bâtiment, deux piliers de l’économie espagnole où la main-d’œuvre marocaine occupe une place essentielle.
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Sur le plan européen, l’Espagne est désormais le pays qui accorde le plus de naturalisations sur le continent. En 2023, 22,9 % des nouvelles citoyennetés européennes ont été délivrées par Madrid, devant l’Italie, la France et l’Allemagne, selon Eurostat.
Cette politique migratoire, bien qu’efficace sur le plan de l’intégration, ne fait pas l’unanimité. Si le gouvernement socialiste revendique une approche « inclusive et humaine », la droite et l’extrême droite dénoncent une « régularisation déguisée » aux fins électorales. Le Parti populaire réclame un durcissement des critères linguistiques, tandis que VOX fustige une immigration « massive et incontrôlée ».
Malgré ces tensions politiques, les chiffres traduisent une réalité sociologique durable : l’Espagne, autrefois terre d’émigration, devient une puissance d’accueil et de naturalisation, et les Marocains en sont désormais les premiers bénéficiaires.

