En moins de trois mois, un virus Android d’origine chinoise a infiltré plus de 11.000 téléphones dans le monde, avec une présence inquiétante au Maroc. Baptisé PlayPraetor, il offre aux hackers un contrôle total sur les appareils infectés et cible désormais massivement les utilisateurs francophones et arabophones.
Derrière l’illusion rassurante d’un faux Google Play Store, PlayPraetor s’invite discrètement dans les smartphones. Ce logiciel malveillant, attribué à des hackers chinois, a déjà infecté plus de 11.000 appareils Android à travers le monde en moins de trois mois. Le Maroc figure parmi les pays les plus touchés en Afrique, devenant même un foyer stratégique pour cette cybermenace.
Selon un rapport de Cleafy, chaque semaine, plus de 2.000 nouveaux appareils sont compromis. L’attaque repose sur une faille liée aux fonctions d’accessibilité d’Android : une fois activée, elle offre aux pirates un contrôle total sur l’appareil. Ils peuvent voir l’écran en direct, lancer des applications, intercepter messages et photos, et surtout subtiliser identifiants bancaires et codes secrets grâce à des fenêtres factices imitant les applis officielles.
Derrière PlayPraetor se cache une organisation structurée en plusieurs groupes, chacun ciblant des zones linguistiques précises. Si les pays lusophones (Portugal, Brésil) ont longtemps été les cibles principales, les hispanophones sont désormais en tête des attaques, suivis par les francophones et arabophones.
Les experts appellent à la vigilance : télécharger uniquement depuis les boutiques officielles, vérifier l’authenticité des sites et ne jamais saisir ses données personnelles face à une fenêtre suspecte. Une seule erreur peut suffire à perdre le contrôle de son appareil… et de ses informations les plus sensibles.

