Au premier semestre 2025, les exportations marocaines de pastèques vers l’Union européenne ont bondi de +53 %, atteignant 130.600 tonnes. Une progression fulgurante qui permet au Royaume de capter près de 19 % du marché européen, juste derrière l’Espagne, en fort recul.
Entre janvier et juin 2025, l’UE a importé 689 millions de kilos de pastèques, en baisse de 23 % par rapport à 2024. Dans ce contexte de contraction, le Maroc tire son épingle du jeu : 130,6 millions de kilos exportés (+53,49 %), soit 19 % du marché, contre 150,5 millions pour l’Espagne, dont les ventes se sont effondrées (-42,47 %).
Le Royaume s’est distingué non seulement par ses volumes, mais aussi par ses prix : 1,24 €/kg en moyenne contre 1,02 €/kg pour l’Espagne. Résultat : des revenus supérieurs (162,43 millions d’euros pour le Maroc contre 153,27 millions pour l’Espagne), malgré des volumes inférieurs. Cette montée en gamme repose sur des fruits mieux calibrés, une fraîcheur accrue et une logistique optimisée.
Derrière, les Pays-Bas (65.000 tonnes, essentiellement de la réexportation) et la Turquie (44.000 tonnes, +4,75 %) complètent le podium.
Cependant, ce succès à l’exportation soulève des enjeux majeurs. Comme l’Espagne, frappée par la sécheresse, le Maroc fait face à un stress hydrique croissant. La culture de la pastèque, régulièrement critiquée pour sa consommation en eau, interroge sur sa durabilité. Les producteurs misent sur des techniques d’irrigation plus économes pour concilier compétitivité internationale et préservation des ressources.

