Allonger la durée de validité du passeport marocain à 10 ans : la proposition relance le débat sur la simplification administrative et l’adaptation aux standards internationaux, avec des enjeux à la fois économiques, pratiques et institutionnels.
La question de la durée de validité du passeport marocain revient sur le devant de la scène politique. Un parlementaire appelle à une réforme structurelle visant à alléger les contraintes administratives pesant sur les citoyens, tout en modernisant la gestion des documents de voyage.
Dans une question écrite adressée au gouvernement, le conseiller parlementaire Khaled Setti, représentant de l’Union nationale du travail au Maroc, plaide pour un allongement de la durée de validité du passeport, actuellement fixée à cinq ans, à dix ans. Une mesure qui alignerait le Maroc sur les pratiques adoptées par plusieurs pays.
L’argument central repose sur la simplification des démarches administratives et la réduction des coûts pour les citoyens. Le renouvellement fréquent du passeport constitue en effet une charge importante, notamment pour les familles et les personnes âgées, tout en accentuant la pression sur les services administratifs.
Lire aussi: Passeport Index 2026: quels sont les passeports africains les plus puissants ?
Au-delà de l’aspect pratique, la proposition soulève également un enjeu d’efficacité. Une durée de validité prolongée permettrait de désengorger les administrations et d’améliorer la qualité du service public, sans remettre en cause les standards de sécurité en vigueur.
Autre point soulevé : l’inadéquation entre la validité du passeport et celle de certains visas longue durée, pouvant atteindre dix ans. Cette situation contraint de nombreux citoyens à renouveler leur passeport avant expiration de leur visa, engendrant des démarches supplémentaires et des coûts inutiles.
Enfin, le parlementaire suggère d’aller plus loin en envisageant l’attribution d’un numéro de passeport unique à vie, à l’image de la carte nationale d’identité, une évolution qui s’inscrirait dans une logique de modernisation et de simplification administrative.
Cette proposition pose désormais la question de l’arbitrage gouvernemental entre simplification administrative, exigences sécuritaires et modernisation des services publics.

