Le Maroc a pris part, les 14 et 15 août à Stuttgart, à la cérémonie de passation de commandement de l’Africom, marquant une nouvelle étape dans la coopération militaire entre Rabat et Washington. En toile de fond, la perspective d’une relocalisation du QG américain vers un pays africain allié, où le Maroc apparaît comme un candidat de premier plan.
Le général de corps d’armée Mohamed Berrid, inspecteur général des Forces armées royales (FAR) et commandant de la zone Sud, a représenté le Royaume à la cérémonie de passation de commandement du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (Africom), tenue au siège de Stuttgart.
Accompagné d’une importante délégation, le général de corps d’armée Mohamed Berrid a assisté à la transmission de fonctions entre le général américain Michael Langley et son successeur, le général Dagvin R. M. Anderson, 7ᵉ commandant de l’Africom. Anderson, ancien responsable du Développement de la force interarmées au Pentagone, possède une longue expérience des opérations spéciales en Afrique et ailleurs.
En marge de l’événement, le général Berrid a multiplié les rencontres bilatérales, réaffirmant l’importance du partenariat militaire entre Rabat et Washington, notamment dans le cadre des exercices conjoints “African Lion”.
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Cette participation intervient alors que plusieurs rapports évoquent une profonde réorganisation du dispositif militaire américain en Afrique. Washington envisagerait de transférer le QG de l’Africom, aujourd’hui basé en Allemagne, vers un pays africain jugé fiable et stratégique. Le Maroc, fort de sa stabilité politique, de ses infrastructures modernes et de sa position géographique à la croisée de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, figure parmi les options privilégiées.
Un tel choix placerait Rabat au cœur de l’architecture sécuritaire américaine sur le continent et renforcerait son rôle face aux rivalités stratégiques opposant les États-Unis à la Russie et à la Chine en Afrique. La décision finale, attendue dans les prochains mois, pourrait redessiner durablement l’équilibre sécuritaire en Afrique.

