Par : Mohammed Belrhitri
Le 4 juin dernier, Oujda a organisé une rencontre régionale sur le handicap. Cet événement faisait partie d’une campagne nationale de sensibilisation mise en place par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille.
C’était l’occasion de discuter des progrès réalisés et des obstacles en matière d’accessibilité dans nos villes. Tout le monde a pu constater que, même si les lois évoluent, il reste encore beaucoup à faire. La loi 10-03 sur l’accessibilité, le projet de loi-cadre 97-13 et le décret 2.22.1075 ont été des étapes importantes. À l’étranger aussi, le Maroc a montré son engagement en ratifiant en 2009 la Convention des Nations unies sur les droits des personnes handicapées.
À Oujda, comme dans d’autres villes du pays, il y a encore pas mal de problèmes. Les trottoirs ne sont pas souvent adaptés, les transports publics ne sont pas très accessibles et il manque des infrastructures pour les déplacements doux. Ça rend la vie plus compliquée pour les personnes en situation de handicap. Lors du colloque, les intervenants ont insisté sur l’urgence de mieux aménager les espaces publics, de former les pros du secteur, et surtout d’impliquer davantage les personnes concernées quand on pense aux projets.
L’ambition reste intacte : bâtir des villes inclusives, où chaque citoyen, quel que soit son handicap, puisse se déplacer et accéder aux services en toute autonomie. À Oujda, le chantier est engagé. Le colloque du 4 juin aura eu le mérite de rappeler qu’au-delà des textes, c’est désormais sur le terrain que les attentes sont les plus fortes.

