Nvidia a dévoilé le « RTX Spark », un nouveau processeur pour ordinateurs portables Windows conçu pour l’intelligence artificielle. Cette innovation, présentée au salon Computex, ambitionne de transformer en profondeur le marché du PC et de concurrencer directement Intel et AMD.
Le géant américain Nvidia a présenté un nouveau processeur destiné aux ordinateurs portables sous Windows, baptisé RTX Spark, lors du salon Computex à Taipei. Pensée pour l’ère de l’intelligence artificielle, cette nouvelle puce vise à bouleverser un marché historiquement dominé par Intel et AMD.
Avec ce lancement prévu à l’automne, Nvidia et Microsoft affichent leur ambition commune : réinventer le PC moderne. Selon Jensen Huang, PDG de Nvidia, ces nouveaux ordinateurs ont été « méticuleusement optimisés » pour exécuter non seulement les logiciels classiques, mais aussi des agents d’intelligence artificielle capables d’assister l’utilisateur dans des tâches complexes.
Le RTX Spark marque surtout une évolution stratégique majeure pour Nvidia, traditionnellement spécialisé dans les processeurs graphiques. L’entreprise s’attaque désormais au « cerveau » des ordinateurs, avec une architecture pensée pour accélérer les usages liés à l’IA, du traitement scientifique à la création numérique.
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Concrètement, ces nouveaux ordinateurs portables promettent davantage de puissance, une meilleure efficacité énergétique et une autonomie pouvant dépasser 30 heures, tout en réduisant la chauffe et le bruit des machines. Ils s’inscrivent aussi dans une volonté de moderniser Windows face à la concurrence des systèmes Apple.
Cependant, cette transition vers une nouvelle génération de PC pourrait prendre du temps. La majorité des logiciels actuels étant conçus pour les architectures Intel et AMD, leur adaptation nécessitera plusieurs années.
Au-delà de la performance technique, Nvidia défend une vision où l’intelligence artificielle devient un moteur central de l’informatique personnelle et économique. Son dirigeant estime même que l’IA constitue désormais un levier de croissance majeur, et non une menace pour l’emploi.

