Les prix des carburants poursuivent leur mouvement de repli au Maroc. À compter du 1er juillet, les distributeurs appliquent une nouvelle baisse de près d’un dirham sur le litre de gasoil et d’environ 45 centimes sur l’essence. Une évolution favorable pour les automobilistes et les professionnels du transport, alors que le débat sur le mode de fixation des prix reste d’actualité.
Les automobilistes marocains bénéficieront d’une nouvelle baisse des prix des carburants à partir du 1er juillet. Les principaux distributeurs du Royaume ont revu leurs tarifs à la baisse, avec une diminution d’environ 96 à 97 centimes par litre de gasoil et de 45 à 46 centimes pour l’essence, confirmant la tendance baissière amorcée au cours de la seconde moitié du mois de juin.
Cette nouvelle révision intervient seulement deux semaines après un premier ajustement, intervenu le 16 juin, qui avait déjà permis une baisse de 40 centimes sur le gasoil et de 60 centimes sur l’essence. En moins d’un mois, les prix à la pompe auront donc enregistré un recul sensible, offrant un répit bienvenu aux ménages comme aux secteurs fortement dépendants des carburants.
Concrètement, le prix du litre de gasoil devrait désormais s’établir autour de 12,60 dirhams, contre environ 13,57 dirhams auparavant. Le litre d’essence super devrait quant à lui avoisiner 13,85 dirhams, contre près de 14,30 dirhams depuis la précédente révision. Ces montants restent toutefois indicatifs, les tarifs pouvant varier légèrement selon les enseignes et les régions.
Cette baisse est particulièrement attendue par les professionnels du transport routier, de la logistique ou encore de l’agriculture, dont les coûts d’exploitation sont directement liés à l’évolution des prix des carburants. Elle pourrait également contribuer à atténuer une partie des coûts de transport et, par ricochet, alléger certaines pressions sur les prix à la consommation.
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Comme lors des précédents ajustements, cette évolution s’explique par le repli des cours internationaux du pétrole et des produits raffinés, qui influencent les coûts d’approvisionnement des opérateurs marocains. Les prochaines évolutions dépendront de la trajectoire des marchés énergétiques au cours des prochaines semaines.
Si cette nouvelle baisse est favorable aux consommateurs, elle remet également en lumière le débat sur le fonctionnement du marché national des hydrocarbures. Le Conseil de la concurrence continue de plaider pour une réforme du mécanisme actuel de fixation des prix, estimant que les révisions bimensuelles appliquées de manière quasi simultanée par les différents distributeurs limitent l’exercice d’une véritable concurrence.
L’institution préconise ainsi que chaque opérateur puisse ajuster ses tarifs de manière indépendante, afin de favoriser une concurrence plus dynamique et de permettre aux consommateurs de bénéficier plus rapidement des évolutions des marchés internationaux.

