La cour d’appel de Paris a ordonné, ce lundi, la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, après vingt jours passés à la prison de la Santé. L’ancien président, condamné en septembre à cinq ans de prison dans l’affaire du financement libyen de sa campagne de 2007, sort sous contrôle judiciaire strict, dans l’attente de son procès en appel prévu en mars.
La cour d’appel de Paris a ordonné, ce lundi 10 novembre, la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis vingt jours dans le cadre de l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. L’ancien chef de l’État quitte la prison de la Santé dans la journée, sous un contrôle judiciaire particulièrement strict.
La décision, rendue à l’issue d’une audience publique d’une cinquantaine de minutes, met fin à une détention qualifiée par l’ex-président de “cauchemar”. “La prison, c’est dur, éreintant. Mais je veux saluer l’humanité exceptionnelle du personnel pénitentiaire”, a-t-il déclaré en visioconférence depuis sa cellule.
Le parquet général avait lui-même requis la libération sous contrôle judiciaire, estimant que Nicolas Sarkozy présentait “des garanties de représentation indéniables”. L’ancien président, âgé de 70 ans, a interdiction de quitter le territoire français et d’entrer en contact avec les autres mis en cause de l’affaire, ainsi qu’avec le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, qui lui avait rendu visite en détention.
Son séjour en prison reste juridiquement une détention provisoire, en attendant le procès en appel prévu pour mars. En première instance, le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné à cinq ans de prison ferme pour “association de malfaiteurs”, estimant la gravité des faits “exceptionnelle”. Une décision sans précédent pour un ancien président de la République française, et une première en Europe.
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Depuis sa cellule, Nicolas Sarkozy a affirmé “se battre pour que la vérité triomphe”, dénonçant une condamnation motivée selon lui par “la haine”. Ses avocats ont salué la décision de la cour d’appel, estimant que “c’est la détention qui constituait une menace, pas l’inverse”.
À droite, les réactions se sont multipliées. Son fils Louis a publié un sobre “Vive la liberté” sur le réseau X, tandis que Laurent Wauquiez a parlé d’une décision “juste et digne”. Le maire de Nice, Christian Estrosi, s’est dit “soulagé”, qualifiant l’incarcération de “véritable injustice”.
Le procès en appel de Nicolas Sarkozy, qui portera à nouveau sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007, devrait débuter en mars. Les dates exactes seront communiquées cette semaine aux avocats des différentes parties.

