Le cinéma marocain sera présent en marge de la Mostra de Venise 2026 à travers trois projets retenus pour le Venice Gap-Financing Market. Deux documentaires et un long métrage de fiction, portés notamment par Asmae El Moudir et Ismaël El Iraki, bénéficieront de cette plateforme internationale destinée à faciliter les rencontres entre producteurs, investisseurs et distributeurs.
Le Maroc confirme sa présence sur la scène cinématographique internationale. Trois projets liés au Royaume figurent parmi les 66 œuvres sélectionnées pour la 13ᵉ édition du Venice Gap-Financing Market, organisée du 4 au 6 septembre 2026 dans le cadre de la Mostra de Venise.
Parmi les 370 candidatures reçues cette année, la sélection vénitienne a retenu deux documentaires et un long métrage de fiction associés au Maroc, offrant ainsi une nouvelle vitrine aux créateurs marocains auprès des principaux acteurs de l’industrie mondiale du cinéma.
Trois projets marocains aux profils internationaux
Le premier projet sélectionné est « Don’t Let the Sun Go Up on Me », documentaire réalisé par la cinéaste marocaine Asmae El Moudir. Cette coproduction entre le Maroc, la Norvège, la France et le Chili est portée par Insight Films, en collaboration avec Haut et Court Doc, Quijote Films et Lofoten Film.
Après le succès international de son documentaire « La Mère de tous les mensonges », récompensé notamment au Festival de Cannes en 2023, Asmae El Moudir s’intéresse cette fois à une communauté de personnes atteintes d’une maladie rare provoquant une forte sensibilité à la lumière du soleil.
Le film explore notamment le parcours de Fatima-Zahra, fondatrice d’une communauté surnommée les « enfants de la lune », ainsi que celui de ses proches qui cherchent à construire une nouvelle vie loin de l’exposition solaire.
Le deuxième projet retenu est « Stallions », documentaire de la réalisatrice américaine Rita Baghdadi, coproduit entre le Maroc et les États-Unis par Lady & Bird Films. Le film plonge dans l’univers des cavaliers marocains passionnés par le cheval barbe et met en lumière une culture équestre profondément ancrée dans le patrimoine du pays.
Enfin, le long métrage de fiction « Wolfmother », réalisé par Ismaël El Iraki, complète la présence marocaine à Venise. Cette coproduction franco-marocaine portée par Special Touch Studios et Kasbah Films marque le retour du réalisateur après « Zanka Contact », présenté à la Mostra de Venise en 2020.
Tourné en arabe, français et amazigh, ce thriller se déroule dans le nord du Maroc, entre Tanger et le Rif. Il raconte l’histoire d’Amira, une contrebandière de cigarettes, dont la famille est bouleversée par l’ascension de son fils Assil dans le milieu des trafiquants de cannabis.
Une plateforme stratégique pour finaliser les financements
Le Venice Gap-Financing Market constitue un rendez-vous stratégique pour les producteurs dont les films sont en phase avancée de développement. Durant trois jours, les équipes des projets sélectionnés participent à des rencontres individuelles avec des investisseurs, distributeurs, vendeurs internationaux et représentants de fonds de financement.
Cette année, 31 longs métrages de fiction et documentaires disposent déjà d’au moins 70 % de leur financement, tandis que plusieurs autres projets viennent chercher les derniers partenaires nécessaires à leur finalisation.
Si le Maroc ne figure pas dans la sélection officielle de la Mostra de Venise 2026, cette présence dans l’un des principaux marchés professionnels du festival illustre la montée en puissance de ses talents et de ses productions sur la scène internationale.
Avec des réalisateurs comme Asmae El Moudir et Ismaël El Iraki, le cinéma marocain continue ainsi de renforcer sa visibilité auprès des grands acteurs de l’industrie mondiale.

