L’économie marocaine poursuit sa trajectoire de reprise en 2025. Après un léger ralentissement au troisième trimestre (+4,3%), la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 4,7 % au quatrième trimestre, selon les projections du Haut-Commissariat au Plan (HCP).
Ce rebond s’appuie sur la solidité de la demande intérieure, la reprise sectorielle dans les services, l’industrie et la construction, ainsi qu’un contexte extérieur légèrement plus favorable.
Cette dynamique prolonge un cycle de relance entamé depuis plus de six trimestres, marqué par une activité hors agriculture en hausse moyenne de 4,8 % par trimestre. Le deuxième trimestre 2025 avait déjà enregistré une croissance exceptionnelle de 5,5 %, tirée par la relance généralisée de l’ensemble des secteurs productifs.
La consommation des ménages reste l’un des principaux moteurs de cette performance, avec une progression attendue de 4,4 % en fin d’année, soutenue par la revalorisation des salaires publics et privés et les allègements fiscaux. L’investissement, en hausse de 12,6 %, bénéficie de l’augmentation des dépenses d’équipement des entreprises et d’un effort public soutenu.
Sur le plan sectoriel, les services devraient afficher une croissance de 4,7 %, avec des performances notables dans le commerce et les services aux particuliers. L’industrie enregistre une reprise portée par les branches automobile, électrique et extractive, tandis que la construction apporte une contribution de 0,4 point à la croissance globale.
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Le troisième trimestre a toutefois marqué un palier, avec une modération dans les branches secondaires (+4,4 % contre +7,4 % précédemment) et un repli des exportations, conséquence d’un environnement international moins dynamique, notamment en Europe. Cette situation a accentué le déficit commercial et pesé sur la croissance extérieure (-3,7 points).
Malgré cela, l’inflation reste maîtrisée à 0,4 % en glissement annuel, grâce à la baisse des prix de l’énergie et à la stabilité des prix non alimentaires. Ce contexte de faible inflation et de politique monétaire accommodante soutient la confiance des ménages et des investisseurs.
Avec l’amélioration attendue de la demande européenne en fin d’année, l’économie nationale devrait consolider sa reprise, portée par la consommation intérieure et les investissements structurants.

