Le Maroc renforce sa lutte contre le marketing pyramidal et les fraudes financières. Entre janvier 2024 et février 2026, 135 affaires ont été traitées, impliquant 137 suspects et près de 1 900 victimes, tandis que les autorités multiplient surveillance, enquêtes et mesures conservatoires face à des escroqueries de plus en plus numériques.
Entre janvier 2024 et février 2026, les autorités marocaines ont intensifié leur lutte contre le marketing pyramidal, un type d’escroquerie financière reposant sur le recrutement de membres plutôt que sur la vente réelle de produits. Selon le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, 135 affaires ont été traitées sur 182 enregistrées, impliquant 137 suspects et près de 1 887 victimes.
Ces fraudes, souvent orchestrées via des sociétés fictives et relayées sur les réseaux sociaux, ont conduit les services de police judiciaire à déférer les auteurs devant les juridictions spécialisées et à prendre des mesures conservatoires telles que la saisie de comptes bancaires et de biens immobiliers. Le dispositif mobilise l’Office national de lutte contre les crimes financiers, rattaché à la Brigade nationale de police judiciaire, ainsi que des brigades régionales à Casablanca, Rabat, Marrakech et Fès.
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Face à l’évolution des escroqueries vers le numérique, les autorités combinent prévention, surveillance et répression. Bank Al-Maghrib et l’Autorité marocaine du marché des capitaux ont également alerté sur ces pratiques, rappelant que toute collecte de fonds nécessite une autorisation préalable.
Le phénomène est en nette progression : entre 2020 et 2022, seules 52 affaires avaient été traitées, impliquant 73 suspects et 438 victimes. Cette montée des fraudes souligne l’importance de la sensibilisation du public, car si les mesures répressives s’intensifient, la prévention demeure essentielle pour protéger les citoyens et maintenir la confiance dans l’économie formelle.

