La grève des distributeurs de gaz butane, prévue les 21 et 22 avril, a été suspendue après une réunion jugée constructive avec le gouvernement. Des avancées concrètes, notamment sur les marges et les conditions d’exercice, ont permis d’éviter une perturbation de l’approvisionnement.
Le spectre d’une pénurie de gaz butane a été écarté. L’Association professionnelle des dépositaires grossistes et distributeurs a annoncé la suspension de la grève prévue les 21 et 22 avril, à l’issue d’une réunion avec des responsables gouvernementaux, dont le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa.
Cette décision intervient après des échanges qualifiés de « constructifs » par les professionnels du secteur, qui ont salué l’écoute des autorités et des engagements jugés sérieux. Au cœur des discussions figuraient plusieurs revendications majeures, notamment la faiblesse des marges bénéficiaires, les contraintes logistiques et la hausse continue des coûts d’exploitation, incluant le transport, la maintenance et les charges salariales.
Une avancée notable a été obtenue avec l’approbation d’une revalorisation de la marge des distributeurs, désormais portée à 30 dirhams par tonne, un niveau inchangé depuis 2016. Cette mesure est perçue comme un signal fort de la part du gouvernement, traduisant une volonté de répondre aux attentes d’un secteur clé pour le quotidien des citoyens.
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Au-delà de cet ajustement, la réunion a permis d’aborder d’autres problématiques structurelles, avec des pistes de solutions visant à améliorer les conditions d’exercice des professionnels et à garantir la continuité du service. Les discussions se sont déroulées dans un climat jugé positif, ouvrant la voie à un dialogue renforcé entre les différentes parties prenantes.
En contrepartie, les distributeurs se sont engagés à assurer un approvisionnement régulier du marché en gaz butane, produit de première nécessité largement utilisé au Maroc et dont le prix reste encadré par l’État.
Si la menace immédiate d’un arrêt de distribution est levée, les professionnels insistent toutefois sur la nécessité de poursuivre les réformes pour garantir la viabilité économique du secteur, confronté à des pressions croissantes depuis plusieurs années.

