La ville d’Es-Smara a subi une attaque aux projectiles revendiquée par le Polisario. Ce nouvel acte hostile intervient alors que le Congrès américain examine une proposition de loi visant à inscrire le mouvement séparatiste sur la liste noire des organisations terroristes étrangères.
La ville marocaine d’Es-Smara a été une nouvelle fois ciblée, vendredi 27 juin 2025, par des tirs de projectiles attribués au Polisario, confirmant l’escalade violente d’un mouvement séparatiste de plus en plus assimilé à une organisation terroriste.
Au moins cinq projectiles ont été tirés en direction de zones civiles et d’une base de la MINURSO. Bien que les dégâts aient été limités, cette attaque rappelle celles d’octobre et novembre 2024, notamment contre des civils lors de la célébration de la Marche verte.
Fait nouveau : le Polisario a revendiqué l’attaque, se félicitant – à tort – de prétendues pertes humaines. Une communication cynique diffusée par son agence SPS et largement relayée par les médias algériens, en dépit du caractère illégal et dangereux de cette action contre une zone peuplée.
Ces provocations armées interviennent alors que le Congrès américain étudie une proposition de loi bipartisane visant à classer le Polisario comme « organisation terroriste étrangère » (FTO). Portée par les députés Joe Wilson (républicain) et Jimmy Panetta (démocrate), la loi s’appuie sur les liens avérés entre le Polisario, l’Iran, le Hezbollah et les réseaux terroristes opérant au Sahel.
En toile de fond, la question de la zone tampon au Sahara, utilisée comme base arrière par les milices séparatistes, est relancée. De plus en plus de voix appellent le Maroc à sécuriser cet espace, à l’image de l’intervention à Guerguarat en 2020, pour neutraliser les risques terroristes grandissants.
Pendant ce temps, la communauté internationale est appelée à sortir de sa réserve, alors que des cellules jihadistes, des cas d’enrôlement d’enfants, et des zones de non-droit à Tindouf confirment la radicalisation inquiétante d’un mouvement séparatiste en déroute, mais toujours soutenu diplomatiquement, militairement et logistiquement par le régime algérien.

