Le congressman américain Joe Wilson poursuit son offensive politique pour faire inscrire le Front Polisario sur la liste noire américaine des organisations terroristes. Proche de Donald Trump, il compare désormais le groupe séparatiste aux Houthis yéménites, dénonçant un « proxy terroriste » soutenu par l’Iran, la Russie et le Hezbollah.
Le débat sur le Polisario franchit un cap décisif à Washington. Joe Wilson, influent député républicain proche de Donald Trump, a formellement déposé une proposition de loi pour inscrire le mouvement séparatiste sur la liste américaine des organisations terroristes étrangères. Un acte fort, réalisé avec le soutien du démocrate Jimmy Panetta, et annoncé le 26 juin 2025 sur la plateforme X.
Selon Wilson, le Polisario représente une menace croissante, qu’il n’hésite pas à comparer aux Houthis, groupe armé yéménite soutenu par l’Iran : « Le Polisario est une organisation terroriste et les prochains Houthis si nous n’agissons pas », a-t-il alerté.
L’élu américain fonde ses accusations sur un rapport publié en avril 2025 par Zineb Riboua, chercheuse au Hudson Institute. Le document liste plusieurs éléments jugés inquiétants : violation du cessez-le-feu onusien de 1991, détournement d’aide humanitaire, liens documentés avec le Hezbollah et le PKK, ainsi que l’acquisition de drones iraniens via l’Algérie. Le rapport pointe aussi le rôle du Polisario dans la contrebande d’armes vers le Sahel, une menace directe pour les intérêts américains.
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Le dossier a trouvé un large écho au sein de la sphère stratégique américaine. Des think tanks majeurs comme la Heritage Foundation ont embrayé, décrivant une convergence dangereuse entre réseaux russes, technologies iraniennes, trafics sahéliens et milices armées opérant sous la couverture du Polisario.
Cette initiative parlementaire s’inscrit dans un contexte diplomatique marqué par le soutien réaffirmé de Washington au plan marocain d’autonomie, qualifié par les États-Unis de seule base crédible pour une solution politique. L’ère de la prudence diplomatique semble céder la place à une stratégie de confrontation directe contre ce que Washington perçoit désormais comme une menace hybride dans la région.

