Les marchés pétroliers repartent à la hausse après l’annonce d’une prolongation de la guerre contre l’Iran par les États-Unis et Israël. La menace sur le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial d’hydrocarbures, ravive les tensions et fait grimper les prix à des niveaux inédits depuis plusieurs mois.
Les cours du pétrole ont ouvert en nette hausse lundi, dans un contexte d’escalade militaire entre les États-Unis, Israël et Iran. Les déclarations des autorités américaines et israéliennes, annonçant une prolongation du conflit pour plusieurs semaines, ont immédiatement ravivé les inquiétudes des marchés.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI), référence américaine, a dépassé les 100 dollars, en hausse de 1,78 %, tandis que le Brent de la mer du Nord s’échangeait à plus de 113 dollars, gagnant 1,73 %. Une envolée spectaculaire comparée aux niveaux observés avant le début des hostilités fin février, lorsque les prix évoluaient autour de 67 dollars pour le WTI et 72 dollars pour le Brent.
Au cœur des tensions, le détroit d’Ormuz, par lequel transite près d’un cinquième de la production mondiale de pétrole. Les menaces pesant sur cette route stratégique alimentent les craintes d’un choc majeur sur l’approvisionnement énergétique mondial.
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Le président Donald Trump a accentué la pression en adressant un ultimatum à Téhéran, exigeant la réouverture du détroit sous 48 heures. À défaut, Washington menace de frapper des infrastructures clés, notamment les centrales électriques iraniennes. Une posture assumée par le secrétaire au Trésor Scott Bessent, qui a défendu une stratégie d’escalade pour contraindre l’Iran à céder.
Sur le terrain, Israël a annoncé son intention d’intensifier ses opérations militaires, notamment à travers des frappes ciblées et des actions terrestres. En réponse, l’Iran multiplie les attaques par missiles et drones, visant des infrastructures énergétiques et des navires dans le Golfe.
Face à cette spirale, les États-Unis ont tenté d’atténuer la pression sur les marchés en autorisant temporairement la vente de pétrole iranien stocké en mer. Une mesure jugée insuffisante par Téhéran, qui affirme ne disposer d’aucun surplus significatif.
Dans ce contexte de forte volatilité, les marchés restent suspendus à l’évolution du conflit. Toute perturbation durable du transit dans le détroit d’Ormuz pourrait entraîner une flambée encore plus marquée des prix, avec des répercussions directes sur l’économie mondiale.

