Les marchés mondiaux ont réagi vivement à la reprise des hostilités entre Israël et l’Iran. Les frappes aériennes israéliennes contre des cibles iraniennes et les tirs de missiles qui ont précédé ont ravivé les craintes d’une escalade régionale, faisant bondir les prix du pétrole et pesant sur les places boursières internationales.
Le pétrole a fortement progressé lundi après les attaques directes entre Israël et l’Iran, qui menacent les efforts diplomatiques visant à contenir le conflit au Moyen-Orient. Les investisseurs redoutent qu’une aggravation des tensions perturbe l’approvisionnement énergétique régional et mondial.
En début de séance, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août gagnait près de 5 % pour atteindre environ 97,65 dollars, tandis que le brut américain WTI pour livraison en juillet montait à près de 95 dollars. D’autres cotations observées plus tard dans la matinée montraient des hausses un peu moins marquées, le Brent évoluant autour de 94 dollars et le WTI autour de 91 dollars, mais la tendance restait clairement orientée à la hausse.
Cette poussée des cours intervient après des frappes aériennes israéliennes visant le centre et l’ouest de l’Iran, présentées comme une riposte à des tirs de missiles. La télévision d’État iranienne a rapporté des explosions entendues à Ispahan, Tabriz et Téhéran, sans fournir davantage de détails immédiats. Ces développements compliquent les discussions engagées ces derniers jours entre Washington et Téhéran autour d’un possible prolongement du cessez-le-feu.
Selon plusieurs informations relayées par la presse américaine, le président Donald Trump aurait appelé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou pour lui déconseiller une nouvelle riposte, estimant qu’une nouvelle escalade n’était pas nécessaire. Cette intervention souligne la sensibilité du dossier au plus haut niveau politique.
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Les marchés actions ont immédiatement réagi à cette détérioration du climat géopolitique. En Europe, les principales places boursières ont ouvert en baisse : le DAX allemand reculait d’environ 1,2 %, le CAC 40 français d’environ 0,9 % et le FTSE 100 britannique d’environ 0,3 %, ce dernier étant partiellement soutenu par la hausse des valeurs pétrolières comme BP et Shell.
En Asie, la séance a été particulièrement difficile pour les marchés technologiques. Le Nikkei japonais a chuté d’environ 4 %, le Kospi sud-coréen de plus de 8 %, tandis que les valeurs liées aux semi-conducteurs, notamment Samsung Electronics et SK Hynix, ont enregistré de fortes baisses. Taïwan, Hong Kong et Shanghai ont également terminé en territoire négatif.
Pour les analystes, cette séquence rappelle la fragilité persistante du Moyen-Orient et l’impact immédiat que peuvent avoir les tensions géopolitiques sur les marchés de l’énergie et les actifs risqués. Tant que l’évolution du conflit restera incertaine, la volatilité devrait demeurer élevée sur les marchés pétroliers et boursiers.

