Nourredine Sadiq dévoile dans son livre, «La Grande Mosquée de Taroudant: Résurrection d’un Monument Civilisationnel», l’histoire fascinante de cet édifice emblématique. Préfacé par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, ce livre met en lumière la richesse architecturale, culturelle et historique de la mosquée, rénovée sur ordre du Roi Mohammed VI après l’incendie de 2013.
Un Monument de Savoir et de Foi
La Grande Mosquée de Taroudant, située à l’Est de la ville, n’était pas seulement un lieu de culte, mais aussi un centre universitaire regroupant diverses disciplines scientifiques et littéraires. Avec son minaret de 27 mètres inspiré de la Kaâba et son « mihrab » richement décoré de lettres koufies, elle a été une source de rayonnement religieux, social et politique, notamment à l’époque saadienne.
Histoire et Architecture
Fondée avant la dynastie Saadienne et rénovée au 10ème siècle par Mohamed Cheikh, la mosquée a servi de lieu de culte et de centre législatif. Son architecture almohade, avec un minaret à base carrée, témoigne de son ancienneté. Elle a subi plusieurs rénovations importantes, dont celle de 1660 par le Sultan Moulay Al-Rachid et celle de 1945 initiée par feu SM Mohammed V.
Renaissance et Restauration
Après l’incendie de 2013, le Roi Mohammed VI a financé personnellement sa reconstruction, redonnant vie à ce monument historique. Aujourd’hui, la mosquée, pouvant accueillir 4,000 fidèles, reprend ses fonctions religieuses et éducatives, en accueillant des séances de prédication, des veillées religieuses et des manifestations comme le Moussem annuel des écoles traditionnelles.
Ce livre constitue une contribution précieuse à l’histoire et à la culture marocaines, révélant l’importance des monuments religieux dans la formation de l’identité culturelle du pays. Grâce aux efforts royaux, la Grande Mosquée de Taroudant continue de briller comme un symbole de résilience et d’héritage civilisationnel.

