Le groupe de hackers Jabaroot, se revendiquant algérien, a annoncé ce lundi 9 juin avoir piraté l’infrastructure informatique du ministère marocain de la Justice.
Le groupe de hackers Jabaroot a une nouvelle fois frappé. Après avoir ciblé la CNSS et la plateforme notariale Tawtik, les cybercriminels, qui se présentent comme algériens, revendiquent désormais le piratage du système informatique du ministère marocain de la Justice. Dans un message publié lundi sur Telegram, ils affirment détenir des informations « très sensibles » concernant le ministre Abdellatif Ouahbi, près de 5 000 magistrats et environ 35 000 employés du secteur judiciaire.
Des preuves troublantes partagées
Pour étayer leurs allégations, les hackers ont diffusé deux captures d’écran : un fichier Excel listant des données personnelles de magistrats (CIN, numéros de téléphone, emails) et une attestation de salaire d’un juge, portant l’en-tête du Conseil supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ).
Lire aussi: DGSSI : la cyberattaque ciblait uniquement Tawtik.ma, pas la Conservation Foncière
Ces fuites, si elles sont confirmées, suggèrent une intrusion profonde dans les bases de données de l’administration judiciaire. Le message de Jabaroot interpelle nommément le ministre Ouahbi, réclamant « une enquête transparente » sur les précédentes cyberattaques visant des institutions marocaines.
Une escalade inquiétante
Cette attaque s’inscrit dans une série d’offensives récentes. La semaine dernière, le même groupe avait publié des documents compromettants liés à la plateforme Tawtik, utilisée par les notaires. Les autorités marocaines n’ont pas encore commenté cette nouvelle violation, mais la répétition des incidents soulève des questions cruciales sur la cybersécurité des infrastructures sensibles du Royaume.
Lire aussi: Cyberattaque contre la CNSS : des données confidentielles massivement piratées
À ce stade, l’authenticité des fichiers divulgués n’a pas été officiellement vérifiée. Cependant, la nature des données exposées et la méthodologie employée par Jabaroot renforcent les craintes d’une menace persistante contre les institutions marocaines.

