À compter du 1er janvier 2025, il sera interdit de fumer dans tous les espaces publics de Milan, marquant une nouvelle étape dans les efforts de la municipalité pour améliorer la qualité de l’air et protéger la santé des citoyens.
La municipalité de Milan, souvent citée comme la ville la plus polluée d’Italie, a décidé d’interdire de fumer sur les trottoirs, les routes, les terrasses de cafés et de restaurants, ainsi que dans presque tous les autres espaces publics. Seules quelques exceptions subsistent, notamment les endroits isolés situés à au moins dix mètres des passants. Les contrevenants à cette nouvelle règle risquent des amendes allant de 40 à 240 euros. Les utilisateurs de cigarettes électroniques, cependant, ne sont pas concernés par cette interdiction.
Cette décision vise principalement à réguler la qualité de l’air dans la ville, où le tabac est responsable de 7% des particules fines présentes dans l’air, selon l’agence régionale de l’environnement de Lombardie. En février 2024, Milan a même été classée temporairement comme la troisième ville la plus polluée au monde par l’entreprise suisse IQAir.
Elena Grandi, adjointe à l’environnement de Milan, souligne que cette mesure est avant tout une action de sensibilisation visant à décourager les modes de vie nocifs pour la santé, notamment le tabagisme passif. « C’est avant tout une action de sensibilisation qui vise à décourager des modes de vie nocifs pour la santé, celle de tous, pas seulement des fumeurs », a-t-elle déclaré. Elle-même fumeuse, Grandi promet qu’elle sera « la première à changer ses habitudes ».
Le maire de Milan, Giuseppe Sala, membre du parti écologiste italien et en poste depuis 2016, s’est engagé à réduire la pollution dans la ville. Au début de l’année 2024, il avait même proposé d’interdire les voitures dans le centre-ville, bien que cette mesure n’ait pas encore été adoptée.
Cependant, cette interdiction ne fait pas l’unanimité. Certains, comme Shuli Hu, gérante d’un bar-tabac à Milan, considèrent cette mesure excessive et inutile. « Du point de vue des ventes, cette mesure ne change rien. Si quelqu’un a une habitude, il continuera à fumer indépendamment de la distance imposée par la loi », a-t-elle déclaré à l’AFP.

