Les prix à la consommation au Maroc ont connu une légère hausse au mois de septembre 2025. Selon les dernières données publiées par le Haut-Commissariat au Plan (HCP), l’indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 0,2 % par rapport au mois d’août. Cette évolution reste modérée et s’explique principalement par une petite augmentation des prix des produits alimentaires et non alimentaires.
Les produits alimentaires ont vu leurs prix grimper en moyenne de 0,2 %. Les légumes enregistrent la plus forte hausse avec +2,6 %, suivis des fruits (+0,5 %) et des viandes (+0,4 %). Le pain, le lait, le fromage, les œufs, le café et le thé connaissent aussi une légère augmentation. En revanche, certains produits sont en baisse, comme les huiles et graisses (-2,1 %), les poissons et fruits de mer (-0,6 %) ou encore les boissons rafraîchissantes (-0,3 %).
Les produits non alimentaires évoluent eux aussi de 0,2 %, mais la baisse du prix des carburants (-2,2 %) a contribué à limiter l’ampleur de la hausse générale.
Les variations de prix ne sont pas les mêmes selon les villes. C’est à Errachidia que la hausse est la plus forte (+0,9 %), suivie de Laâyoune (+0,6 %), Rabat (+0,5 %) et Casablanca (+0,4 %). À l’inverse, certaines villes ont vu leurs prix baisser, notamment Al Hoceima (-2,4 %), Meknès (-0,4 %), Fès (-0,3 %) et Tanger (-0,2 %).
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Comparé à la même période de l’année dernière, l’IPC affiche une hausse de 0,4 %. Les produits alimentaires augmentent de 0,5 % et les produits non alimentaires de 0,4 %. Certains secteurs se distinguent par des hausses marquées, comme l’enseignement (+2,1 %) et les restaurants et hôtels (+2,9 %), alors que le transport recule de 2,4 %.
L’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix variables ou réglementés, est restée stable sur un mois et n’a progressé que de 0,3 % sur un an. Cette stabilité montre que la pression sur les prix reste contenue malgré les variations dans certains secteurs.
En clair, les prix augmentent légèrement au Maroc, sans signe d’accélération inquiétante. L’inflation reste maîtrisée, portée surtout par la hausse des produits alimentaires, tandis que la baisse des carburants contribue à atténuer l’impact sur le budget des ménages.

