Le Maroc poursuit sa montée en puissance dans le domaine de l’intelligence artificielle. Classé 63e sur 135 pays dans l’Indice mondial de l’intelligence artificielle responsable 2026, le Royaume s’impose comme le premier pays du Maghreb en matière de gouvernance de l’IA, confirmant les progrès réalisés dans la structuration de sa stratégie numérique.
Le Maroc figure à la 63e place mondiale de l’Indice mondial de l’intelligence artificielle responsable 2026, publié à Genève par le Centre mondial pour la gouvernance de l’intelligence artificielle, en partenariat avec le Centre de recherches pour le développement international (CRDI) et le gouvernement britannique dans le cadre du programme AI for Development.
Avec un score de 35,62 sur 100, le Royaume se classe en tête des pays du Maghreb. Il devance la Libye (78e), la Tunisie (110e) et l’Algérie (123e), confirmant ainsi son avance régionale dans le développement d’un cadre de gouvernance de l’intelligence artificielle.
Ce classement évalue la capacité de 135 pays à encadrer, réglementer et promouvoir une utilisation responsable de l’IA. Pour établir son indice, l’étude s’est appuyée sur l’analyse de près de 400 cadres réglementaires, plus de 800 initiatives gouvernementales et plusieurs centaines de projets portés par la société civile.
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Au-delà du classement, les résultats traduisent une évolution de l’approche marocaine en matière de transformation numérique. Face à l’essor rapide de l’intelligence artificielle générative, le Royaume mise sur la mise en place d’un cadre de gouvernance destiné à accompagner l’innovation tout en répondant aux enjeux éthiques, réglementaires et économiques liés à cette technologie.
Cette dynamique s’inscrit dans les efforts engagés par le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration pour structurer une stratégie nationale dédiée à l’intelligence artificielle. L’objectif est de créer un environnement favorable à l’innovation, tout en renforçant la confiance des investisseurs et des acteurs du numérique.
À l’échelle mondiale, la Norvège occupe la première place de l’indice, devant l’Italie, l’Irlande, la France et les Pays-Bas. Les auteurs du rapport soulignent toutefois que la gouvernance de l’IA demeure un chantier en construction dans la majorité des pays, avec une moyenne mondiale d’environ 35 points sur 100.
L’étude met également en évidence plusieurs défis persistants, notamment la lutte contre la désinformation générée par l’intelligence artificielle, la transparence des systèmes, la protection des données, l’impact environnemental des technologies et la prise en compte de la diversité linguistique.

