Plus de 200.000 signatures, une mobilisation qui s’intensifie et un passage imminent au cadre institutionnel : la contestation contre le maintien de l’heure GMT+1 au Maroc entre dans une nouvelle phase, entre pression citoyenne et enjeux politiques.
La polémique autour de l’heure légale au Maroc reprend de l’ampleur. Une pétition citoyenne appelant à la suppression du GMT+1 permanent a déjà dépassé les 200.000 signatures, traduisant un malaise persistant au sein de la société marocaine.
À l’origine de cette mobilisation, de nombreux citoyens dénoncent un rythme de vie jugé artificiel, en décalage avec les cycles naturels. Les effets pointés sont multiples : troubles du sommeil, fatigue chronique, baisse de concentration, notamment chez les élèves et les étudiants, mais aussi impacts sur la productivité et l’équilibre social.
Au-delà de la simple contestation, l’initiative entre désormais dans une phase plus structurée. Les porteurs du mouvement préparent une pétition officielle conforme au cadre légal, afin de porter la revendication au niveau institutionnel. Encadrée par la loi organique relative aux pétitions, cette démarche vise à transformer la mobilisation numérique en levier d’action politique concret.
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Le processus prévoit notamment la constitution d’un comité représentatif, la désignation d’un mandataire, ainsi que la rédaction d’un dossier argumenté intégrant des dimensions sanitaires, sociales et économiques. Une fois déposée sur la plateforme nationale de participation citoyenne, la pétition devra réunir un seuil minimum de signatures valides pour être examinée par les autorités compétentes.
Instaurée en 2018 (hors période du Ramadan), l’heure GMT+1 continue de diviser. Si elle est défendue pour ses avantages économiques et énergétiques, ses détracteurs y voient une source durable de déséquilibre. Avec cette montée en puissance de la contestation, la question pourrait à nouveau s’imposer dans l’agenda public.

