Avec une croissance de 4,6% au deuxième trimestre 2025, l’économie marocaine confirme sa résilience, soutenue par la consommation, l’investissement et une inflation maîtrisée. Mais les incertitudes extérieures, notamment commerciales et climatiques, appellent à la prudence.
Selon le HCP, l’économie marocaine confirme sa trajectoire positive au deuxième trimestre 2025, avec une croissance estimée à +4,6%, après +4,8% au premier trimestre. Cette dynamique est tirée par une demande intérieure vigoureuse, notamment la consommation des ménages, l’investissement public et privé, et une nette amélioration du marché de l’emploi. Les secteurs des services, de la construction, des industries extractives et de l’agriculture ont joué un rôle moteur.
Au troisième trimestre, la croissance devrait légèrement ralentir à +4,4%, toujours portée par la consommation et l’investissement (+6,6 points de contribution au PIB), malgré une demande extérieure atone, qui continue de peser négativement sur la croissance (-3,1 points).
L’environnement macroéconomique reste stable : l’inflation est sous contrôle, à 0,8% au deuxième trimestre, grâce à la détente des prix alimentaires, énergétiques et manufacturés. L’inflation sous-jacente atteint son plus bas niveau depuis 2021 à 1,1%, tandis que la politique monétaire reste accommodante.
Les finances publiques se consolident, avec une hausse de 21,6% des recettes fiscales, bien que le besoin de financement global augmente, tiré par les investissements privés. Sur les marchés, la Bourse de Casablanca affiche une progression record de +37,6%, reflet de la confiance des investisseurs.
Toutefois, des risques persistent : ralentissement économique en Europe, tensions commerciales internationales, et aléas climatiques pourraient peser sur les exportations et la performance agricole. À l’inverse, une baisse durable des cours du pétrole et le maintien de la dynamique des industries chimiques et agroalimentaires pourraient jouer un rôle de stabilisateur.

