Pour le Hajj 2026, l’Arabie saoudite impose un encadrement strict des pèlerins avec un accès conditionné par la carte Nusuk et des sanctions renforcées contre toute infraction. Objectif : sécuriser le pèlerinage et éviter les dérives liées à la surpopulation.
L’Arabie saoudite durcit considérablement les conditions d’accès au Hajj pour la saison 1447 H (2026), avec un dispositif de contrôle renforcé visant à garantir la sécurité des pèlerins et à mieux encadrer les flux dans les lieux saints. Le ministère des Habous et des Affaires islamiques a détaillé ces nouvelles mesures, qui reposent sur une réglementation stricte et une digitalisation accrue des procédures.
Désormais, seuls les fidèles munis d’une autorisation officielle peuvent accomplir le pèlerinage. Pour les étrangers, cela implique l’obtention obligatoire d’un visa Hajj spécifique, condition préalable à la délivrance de la carte « Nusuk ». Ce document, disponible en format physique ou numérique, devient le seul accès autorisé aux sites sacrés, notamment Al Masjid al-Haram ainsi qu’aux zones de Mina, Arafat et Mouzdalifa.
Les autorités saoudiennes ont mis en place un système de filtrage intensif avec la multiplication des points de contrôle et une gestion entièrement numérisée des permis via des plateformes dédiées. Toute personne ne disposant pas des autorisations requises se verra refuser l’accès, dans le cadre d’une politique de tolérance zéro.
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Les sanctions ont également été fortement durcies pour dissuader les tentatives de pèlerinage clandestin. Les contrevenants s’exposent à de lourdes amendes et à des peines sévères, tandis que les organisateurs de voyages illégaux risquent des mesures encore plus strictes, incluant l’expulsion et l’interdiction de territoire.
Cette réforme intervient dans un contexte marqué par une affluence croissante et par les défis sécuritaires liés à la surpopulation et aux conditions climatiques extrêmes. L’objectif est de garantir un déroulement fluide et sécurisé du pèlerinage, tout en assurant que seuls les pèlerins enregistrés puissent accéder aux services essentiels, notamment l’hébergement et l’assistance médicale.
Pour les pèlerins marocains respectant le cadre réglementaire, des mesures de facilitation sont toutefois maintenues. Le programme « Route de La Mecque », déjà opérationnel à Casablanca, sera étendu à Rabat-Salé à partir du 4 mai 2026, permettant d’effectuer en amont les formalités administratives et logistiques, et de simplifier considérablement l’arrivée en Terre sainte.

