Le Maroc figure parmi les cinq pays africains disposant du passeport le plus performant, selon le Global Passport Report 2026 publié par Global Citizen Solutions. Classé 122e au niveau mondial, le passeport marocain affiche toutefois une mobilité internationale encore limitée, les citoyens du Royaume devant obtenir un visa pour de nombreuses destinations stratégiques. Le rapport souligne néanmoins un important potentiel de progression grâce au renforcement des accords de facilitation des visas.
Le passeport marocain conserve une position honorable à l’échelle du continent africain, mais peine encore à rivaliser avec les documents de voyage les plus puissants au monde. C’est le constat du Global Passport Report 2026, publié par le cabinet spécialisé en migration d’investissement Global Citizen Solutions, qui classe le Maroc au 122e rang mondial et à la cinquième place en Afrique, derrière Maurice, les Seychelles, l’Afrique du Sud et le Botswana.
Avec un score global de 47,8 points, le Royaume se distingue davantage par son potentiel que par la liberté de déplacement offerte à ses citoyens. Le principal point faible du passeport marocain demeure en effet la mobilité internationale. Sur ce critère, considéré comme le plus déterminant du classement, le Maroc n’occupe que la 118e place mondiale, avec un score de mobilité de 19.
Concrètement, les détenteurs d’un passeport marocain continuent de faire face à des procédures de visa pour une grande partie des destinations internationales, notamment en Europe, en Amérique du Nord et dans plusieurs pays d’Asie. Les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Japon, la Chine ou encore l’Autriche figurent parmi les destinations nécessitant encore des démarches administratives souvent longues et contraignantes.
Selon les auteurs du rapport, cette situation ne reflète pas uniquement le niveau de développement du pays. Elle s’explique également par le nombre encore limité d’accords bilatéraux facilitant les déplacements sans visa. À leurs yeux, le Maroc dispose ainsi d’une importante marge de progression si de nouveaux partenariats venaient à être conclus avec d’autres États.
Contrairement aux classements traditionnels fondés uniquement sur l’accès sans visa, le Global Passport Index 2026 adopte une approche plus globale. Les 197 pays et territoires étudiés sont évalués à partir de quatorze indicateurs répartis en trois grands piliers : la liberté de circulation, qui représente 50 % de la note finale, l’attractivité économique et les possibilités d’investissement (25 %), ainsi que la qualité de vie offerte par le pays émetteur du passeport (25 %).
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Le rapport met également en évidence les écarts qui existent entre les citoyens marocains ne disposant que de leur passeport national et les Marocains résidant à l’étranger bénéficiant d’une double nationalité. Pour ces derniers, notamment en Europe, l’accès à un second passeport facilite considérablement les déplacements internationaux, les études, les opportunités professionnelles et les projets d’investissement.
À l’échelle mondiale, l’Europe confirme sa domination. Neuf des dix passeports les plus performants sont européens, la Suède occupant la première place devant la Suisse et la Finlande. Singapour est le seul pays asiatique à intégrer le Top 10, tandis que les Pays-Bas, le Danemark, l’Irlande, le Royaume-Uni et la Norvège figurent également parmi les premiers.
Le rapport relève également le recul des États-Unis, qui occupaient la première place en 2021 mais se classent désormais au 12e rang, conséquence notamment du rétablissement de certaines obligations de visa par plusieurs pays partenaires.
En Afrique, le Maroc se positionne parmi les meilleurs élèves du continent, même si le fossé reste important avec les standards internationaux. Le rapport souligne que plusieurs grands pays africains, comme le Nigeria, l’Éthiopie ou l’Égypte, figurent parmi les moins bien classés au monde en matière de mobilité internationale.
Pour le Royaume, ce classement traduit une réalité contrastée. Le passeport marocain demeure l’un des plus solides d’Afrique, mais il reste encore limité pour les étudiants, les entrepreneurs, les touristes et les professionnels souhaitant voyager à l’international. Aux yeux des auteurs du rapport, un renforcement des accords de circulation et de coopération pourrait, à terme, permettre au Maroc d’améliorer sensiblement la puissance de son passeport sur la scène mondiale.

