Le ministère de l’Économie et des Finances a adopté une nouvelle réglementation encadrant les modalités de calcul du prix du gaz butane. Entrée en vigueur avec effet rétroactif au 1er mars 2026, cette réforme actualise les frais et marges accordés aux différents acteurs de la chaîne de distribution, tout en maintenant les prix plafonds destinés à protéger le pouvoir d’achat des ménages.
Le gouvernement a procédé à une révision du cadre réglementaire encadrant la distribution du gaz butane au Maroc. À travers la décision n°936.26, publiée au Bulletin officiel et signée par la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah, les autorités ont actualisé les frais et marges applicables aux différents intervenants de la chaîne de distribution.
Cette réforme, adoptée après consultation de la commission interministérielle des prix, vise à moderniser un dispositif en vigueur depuis 2016. Elle s’inscrit dans le cadre des dispositions relatives à la liberté des prix et de la concurrence, tout en maintenant l’encadrement des tarifs du gaz butane, un produit considéré comme stratégique pour le pouvoir d’achat des ménages.
Le nouveau texte redéfinit les coûts liés au conditionnement, au stockage, au transport et à la commercialisation du gaz. Deux catégories sont distinguées selon la capacité des bouteilles : celles de plus de 5 kilogrammes et celles de moins de 5 kilogrammes.
Pour les bouteilles de plus de 5 kilogrammes, les frais et marges des sociétés de distribution sont fixés à 553 dirhams par tonne. Les propriétaires de dépôts bénéficient d’une marge de 467,50 dirhams par tonne, tandis que les détaillants perçoivent 205,83 dirhams par tonne.
Concernant les bouteilles de moins de 5 kilogrammes, les frais et marges des sociétés de distribution sont arrêtés à 619 dirhams par tonne. Les propriétaires de dépôts disposent d’une marge de 510 dirhams par tonne et les vendeurs au détail de 255 dirhams par tonne.
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Selon les autorités, cette révision ne se traduit pas par une augmentation automatique du prix payé par les consommateurs. Elle concerne essentiellement la répartition des coûts et des marges au sein de la filière. Le prix final du gaz butane continue de reposer sur plusieurs composantes, notamment le coût de la matière première, les frais de conditionnement ainsi que les marges réglementées des différents opérateurs.
L’objectif affiché est de garantir la viabilité économique des acteurs impliqués dans la distribution du gaz tout en préservant la stabilité du marché national. Dans un contexte marqué par les fluctuations des cours internationaux de l’énergie, les pouvoirs publics entendent ainsi maintenir un équilibre entre la protection du consommateur et la pérennité de la chaîne d’approvisionnement.
Cette réforme confirme également la volonté de l’État de conserver un rôle de régulation sur un produit essentiel à la consommation des ménages, malgré l’évolution progressive du système de compensation et des mécanismes de soutien aux produits énergétiques.

