Une vidéo virale sur TikTok a ravivé les inquiétudes des consommateurs marocains concernant la composition de certains fromages à tartiner, notamment le célèbre « Kiri ». Face à la polémique, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) et la Fromagerie Bel Maroc ont réagi, rappelant que les additifs pointés du doigt sont autorisés et sans danger selon les normes en vigueur.
Tout est parti d’une vidéo publiée sur TikTok par un créateur de contenu comparant le fromage « Kiri » commercialisé au Maroc à son équivalent en France. L’auteur y dénonçait la présence de plusieurs additifs alimentaires considérés comme « potentiellement dangereux », suscitant une vague de réactions et d’inquiétudes sur les réseaux sociaux.
Face à cette polémique, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a publié un communiqué pour clarifier la situation. L’organisme public a assuré que les additifs cités – carraghénane (E407), phosphate tricalcique (E341) et polyphosphate (E452) – sont autorisés dans la fabrication des fromages à tartiner et fondus, conformément à la réglementation marocaine et aux standards internationaux.
L’ONSSA précise que ces substances figurent parmi les additifs approuvés par le Codex Alimentarius, et sont également utilisées dans l’Union européenne, aux États-Unis, au Canada et en Australie.
L’office a souligné que les établissements de production agréés sont soumis à un contrôle sanitaire régulier, garantissant la conformité des procédés de fabrication et la sécurité des produits disponibles sur le marché. « Les fromages fabriqués par ces établissements ne présentent aucun risque pour la santé des consommateurs », affirme le communiqué.
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De son côté, Fromagerie Bel Maroc, producteur du « Kiri », a confirmé son engagement à respecter les normes de qualité et de sécurité en vigueur. L’entreprise a précisé que l’utilisation de ces additifs est conforme à la législation marocaine, et que ses sites – notamment celui de Tanger – sont régulièrement inspectés par l’ONSSA.
Pour rappel, au sein de l’Union européenne, les additifs alimentaires sont régis par le règlement (CE) n°1333/2008, qui autorise notamment les substances E407, E341 et E452 sous conditions précises d’usage. Si certaines études, comme celles issues du programme NutriNet-Santé en France, ont évoqué des risques potentiels liés à une consommation excessive de certains additifs, aucune autorité sanitaire internationale n’a, à ce jour, remis en cause leur autorisation.
La polémique, amplifiée par les réseaux sociaux, aura au moins eu le mérite de rappeler l’importance de la transparence et de la communication autour de la sécurité alimentaire au Maroc.

