Alors que Gianni Infantino fait face à une contestation croissante de plusieurs grandes confédérations du football mondial, Donald Trump a choisi de lui apporter un soutien public appuyé. Le président américain estime que la Fifa commettrait une « terrible erreur » en envisageant le remplacement de son dirigeant, dont le projet d’ouverture de l’instance à des investisseurs privés a provoqué une importante crise de gouvernance.
Le président de la Fifa, Gianni Infantino, peut compter sur un soutien de poids au moment où son avenir à la tête de l’instance mondiale du football est de plus en plus contesté. Donald Trump a publiquement pris sa défense lundi, alors que plusieurs confédérations continentales réclament des changements profonds dans la gouvernance de la Fifa.
Dans un message publié sur son réseau Truth Social, le président américain a estimé que la Fifa commettrait une « terrible erreur » en envisageant de remplacer Infantino. Donald Trump a également qualifié le dirigeant italo-suisse de « formidable », tout en mettant en avant son bilan à la tête du football mondial.
Le président américain a notamment cité l’organisation de la Coupe du monde 2026, disputée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, estimant qu’Infantino venait de présider à la « Coupe du monde la plus réussie ». Selon lui, un départ du dirigeant compromettrait la capacité de la Fifa à reproduire un tel succès sportif et commercial.
Ce soutien intervient alors que Gianni Infantino traverse l’une des périodes les plus délicates de sa présidence. Candidat à sa propre succession en 2027, le patron de la Fifa est confronté à une fronde provoquée notamment par un projet, finalement abandonné, visant à ouvrir l’organisation à des investisseurs privés à travers la création d’une société commerciale.
La polémique a pris une nouvelle dimension lundi avec la publication d’une lettre commune de l’UEFA, de la Concacaf et de l’AFC. Sans nommer directement Infantino, les trois confédérations ont défendu une vision du football mondial dans laquelle aucune personne ne peut s’approprier durablement le pouvoir.
Elles ont également rejeté les explications fournies par la Fifa après l’abandon du projet. Dans un courrier adressé aux 211 fédérations membres, l’instance avait reconnu certaines « erreurs » dans la manière dont le projet avait été élaboré et présenté.
La contestation ne fait toutefois pas l’unanimité au sein du football mondial. Infantino conserve notamment le soutien de la Confédération africaine de football (CAF) et de la Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL). Le Mexique, pourtant membre de la Concacaf, s’est également démarqué de la position défendue par la confédération nord-américaine.
À l’inverse, les États-Unis et le Canada, autres pays hôtes du Mondial 2026, ont appelé à des « changements significatifs » destinés à renforcer la gouvernance de la Fifa.
Cette division révèle l’ampleur de la crise qui traverse aujourd’hui l’instance dirigeante du football mondial. Il y a encore quelques semaines, la réélection d’Infantino semblait largement acquise. La fronde actuelle pourrait désormais transformer la prochaine échéance électorale en véritable bataille politique autour de l’avenir de la gouvernance du football mondial.

