Les déclarations du député Ahmed Touizi sur une prétendue « farine mélangée à du papier » ont déclenché une vive polémique nationale et poussé la justice à réagir. Le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat a ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour faire la lumière sur ces accusations de fraude liées à la farine subventionnée.
Le parquet général de Rabat a décidé d’ouvrir une enquête judiciaire à la suite des déclarations du député Ahmed Touizi, président du groupe parlementaire du Parti Authenticité et Modernité (PAM), qui ont fait grand bruit à la Chambre des représentants lors de la discussion du projet de loi de finances 2026.
Le parlementaire avait affirmé que certaines entreprises bénéficiaires des subventions publiques « ne font que moudre du papier », insinuant de graves irrégularités dans la gestion des 16,8 milliards de dirhams alloués à la compensation de la farine. Ces propos, interprétés par certains comme une accusation de fraude alimentaire, ont immédiatement suscité la réaction des autorités judiciaires.
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Face à la polémique, Ahmed Touizi a tenu à clarifier ses propos dans un message publié sur les réseaux sociaux. Il a expliqué que l’expression « moudre le papier » est utilisée au sens figuré dans le dialecte marocain, pour désigner la falsification de documents ou de factures destinées à obtenir des subventions publiques. Le député a affirmé qu’il n’avait jamais évoqué un mélange réel de substances impropres à la consommation dans la farine.
Touizi a précisé que son intervention visait à attirer l’attention sur les failles du système de compensation et la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle de la qualité, des quantités déclarées et de la distribution des aides publiques.
Cette affaire, au-delà de la controverse linguistique, met en lumière les enjeux de transparence et de gouvernance dans la gestion des subventions étatiques, un sujet déjà soulevé par plusieurs experts et anciens responsables de la Caisse de compensation.

