Étudier aux États-Unis ne se jouera plus uniquement sur dossier. Depuis juillet, les autorités américaines exigent que tous les demandeurs de visas F, M et J rendent publics leurs réseaux sociaux. Une mesure de plus pour renforcer le contrôle migratoire… au risque de refroidir bien des vocations.
À partir de juillet 2025, les candidats aux visas F, M et J — destinés aux étudiants, stagiaires et participants à des programmes d’échange aux États-Unis — devront impérativement rendre publics leurs profils sur les réseaux sociaux. Cette directive, annoncée par l’ambassade américaine au Maroc, s’inscrit dans une politique de contrôle renforcé des flux migratoires, amorcée sous l’administration Trump et poursuivie depuis.
Concrètement, Facebook, Instagram, TikTok ou encore X (ex-Twitter) devront être consultables librement par les services consulaires américains pendant toute la durée du traitement du dossier. L’objectif ? Vérifier l’identité, les intentions réelles des demandeurs et écarter tout risque pour la sécurité nationale.
Cette mesure s’ajoute à une suspension temporaire des rendez-vous consulaires pour ces types de visas, le temps d’adapter les procédures. La reprise est annoncée prochainement, mais la directive suscite déjà de vives inquiétudes chez les étudiants étrangers, dont beaucoup craignent des retards et un filtrage accru.

