Avec une espérance de vie moyenne de 75 à 76 ans, le Maroc progresse en matière de santé publique mais reste encore loin des standards des pays développés. Un classement mondial révèle de fortes disparités entre pays du Nord et du Sud, mais aussi des marges d’amélioration pour le Royaume, notamment dans la prise en charge des populations les plus vulnérables.
Le Maroc affiche une espérance de vie moyenne de 75 à 76 ans, selon les dernières données publiées par la plateforme spécialisée Voronoi et Worldometers, basées sur les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce score place le Royaume entre la 91e et la 119e position mondiale, selon les méthodologies utilisées.
Ce chiffre témoigne d’un certain progrès en matière de santé publique, d’accès aux soins, de prévention et de qualité de vie. Il positionne le pays au-dessus de la moyenne africaine, mais encore loin des pays les plus avancés, où l’espérance de vie dépasse souvent les 80 ans.
À l’échelle régionale, le Maroc suit de près l’Algérie (76-77 ans), et fait mieux que la Libye (73 ans), l’Égypte (72 ans) ou la Mauritanie (63 ans). Toutefois, les pays du Golfe, comme les Émirats arabes unis et le Qatar, affichent une espérance de vie de 83 ans, grâce à des systèmes de santé plus performants et une qualité de vie globalement supérieure.
En Afrique subsaharienne, la situation reste préoccupante : l’espérance de vie est inférieure à 60 ans dans de nombreux pays, notamment au Tchad, Nigeria, Soudan du Sud ou Lesotho, où elle chute parfois sous les 55 ans. Ces écarts mondiaux de plus de 30 ans s’expliquent par des facteurs structurels tels que la malnutrition, l’insécurité, le manque d’infrastructures de santé ou l’absence de médicaments de base.
L’étude rappelle que l’espérance de vie est un indicateur clé de la qualité de vie, mais aussi de l’efficacité des politiques sanitaires et sociales. Elle dépend autant de la médecine que des politiques publiques en matière d’éducation, d’environnement, de nutrition et de cohésion sociale.

