Avec près de 875.000 ressortissants, les Marocains restent de loin la première communauté étrangère en Espagne. Une présence qui s’inscrit dans une dynamique migratoire en forte croissance, marquée par l’ancrage durable, le rôle central de l’emploi et une féminisation progressive des profils.
Les Marocains confirment leur statut de première communauté étrangère en Espagne. Selon les dernières données officielles publiées par l’Observatoire permanent de l’immigration, près de 875.000 ressortissants marocains détenaient un titre de séjour valide à fin décembre 2025, soit environ 25% de l’ensemble des étrangers relevant du régime général. Une présence dominante qui s’inscrit dans une dynamique globale de hausse de la population étrangère dans le royaume ibérique.
Au total, plus de 3,49 millions d’étrangers disposent d’un titre de séjour sous ce régime, en progression de 9% sur un an. En incluant l’ensemble des statuts, l’Espagne compte désormais plus de 7,5 millions de résidents étrangers, confirmant l’attractivité du pays, notamment pour les travailleurs et les regroupements familiaux.
Derrière les Marocains, les principales nationalités représentées sont les Ukrainiens, les Colombiens, les Chinois et les Vénézuéliens. À elles seules, ces communautés concentrent plus de la moitié des titres de séjour délivrés, illustrant la diversification des flux migratoires vers l’Espagne.
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La structure de cette population révèle également des tendances marquantes. Près de 47% des étrangers bénéficient d’un titre de séjour de longue durée, signe d’une installation durable. Le marché de l’emploi reste le principal moteur de la migration, représentant environ un tiers des autorisations temporaires, suivi par les régularisations administratives et les situations exceptionnelles.
Autre évolution notable : la féminisation progressive de certaines communautés, notamment marocaine. Les femmes représentent désormais une part significative des ressortissants, avec une progression de 10 points en dix ans. Cette tendance est encore plus marquée dans les dispositifs de regroupement familial, où les femmes sont majoritaires.
Dans ce contexte, les autorités espagnoles poursuivent l’adaptation de leur politique migratoire. L’introduction récente d’un nouveau titre de séjour destiné aux membres de familles de citoyens espagnols, qui a déjà bénéficié à plus de 42.000 personnes en quelques mois, illustre cette volonté de renforcer la stabilité juridique et sociale des migrants.

