À l’approche des législatives de 2026, le gouvernement relève le plafond des dépenses électorales à 600.000 dirhams par candidat et ajuste les règles du bulletin de vote, dans un objectif d’adaptation et de transparence du processus électoral.
À quelques mois des prochaines échéances législatives, le gouvernement marocain ajuste le cadre réglementaire encadrant les campagnes électorales. Réuni jeudi, le Conseil de gouvernement a adopté deux projets de décrets visant à encadrer davantage le processus d’élection des membres de la Chambre des représentants.
Présentés par le ministre de l’Intérieur, ces textes introduisent notamment une révision du plafond des dépenses électorales. Comme l’a indiqué le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, ce plafond passe de 500.000 à 600.000 dirhams par candidat, afin de tenir compte de l’évolution des coûts des campagnes, tant pour les élections générales que partielles.
Cette mesure vise à adapter le cadre légal aux réalités actuelles, marquées par une hausse des dépenses liées à la communication, à la logistique et à la mobilisation électorale. Elle s’inscrit également dans une volonté affichée de renforcer la transparence et l’encadrement des campagnes.
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Le Conseil a par ailleurs adopté un second décret portant sur la modification du bulletin de vote unique. Ce texte précise notamment les modalités de classement des listes de candidature, dans le but d’améliorer la lisibilité et l’organisation du scrutin.
Ces ajustements interviennent dans le cadre des préparatifs des prochaines élections législatives prévues le 23 septembre 2026. La campagne électorale devrait débuter le 10 septembre pour s’achever le 22 septembre à minuit.
Lors du précédent scrutin en 2021, les dépenses globales des campagnes électorales avaient atteint près de 378,9 millions de dirhams, avec une forte dépendance au financement public, qui représentait plus de 80% des ressources des partis. Ce contexte souligne les enjeux liés à la régulation des dépenses et à l’équité entre les candidats.

