En tournée en Asie, Donald Trump entend marquer son retour sur la scène internationale avec une série d’accords commerciaux et diplomatiques majeurs. De Kuala Lumpur à Séoul, en passant par Tokyo, le président américain multiplie les gestes spectaculaires pour s’imposer à nouveau comme arbitre des tensions régionales et partenaire incontournable face à la Chine de Xi Jinping.
Reçu avec tous les honneurs en Malaisie, Donald Trump a donné dimanche le coup d’envoi d’une tournée asiatique décisive. Objectif affiché : relancer les échanges commerciaux avec les principales économies de la région et préparer une rencontre hautement symbolique avec le président chinois Xi Jinping, prévue en marge du sommet de l’Apec, en Corée du Sud.
À Kuala Lumpur, le président américain a signé plusieurs accords, dont un partenariat sur les minéraux critiques et un cessez-le-feu entre la Thaïlande et le Cambodge, salué comme un « pas monumental » vers la paix. Ce geste, censé illustrer son rôle d’artisan de la stabilité régionale, suscite toutefois des critiques : selon plusieurs médias, la médiation américaine aurait été obtenue sous pression, via la menace de nouvelles surtaxes douanières.
Trump a également rencontré le Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim pour sceller un accord commercial stratégique, notamment dans les secteurs de l’intelligence artificielle, du numérique et de l’énergie. Un signal fort envoyé aux marchés avant ses étapes au Japon et en Corée du Sud.
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À Tokyo, il doit rencontrer Sanae Takaichi, première femme à diriger le gouvernement japonais, afin de finaliser un accord prévoyant une baisse des droits de douane américains en échange d’investissements massifs au sein des États-Unis. Mais la nouvelle cheffe du gouvernement japonais, soucieuse de préserver l’équilibre politique interne, entend limiter les concessions face à un Trump toujours prompt à exiger davantage.
En Corée du Sud, le locataire de la Maison Blanche participera au sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), où il retrouvera Xi Jinping pour un entretien très attendu. Washington espère obtenir la reprise des achats agricoles et un accès élargi au marché chinois, tandis que Pékin réclame la levée de sanctions et une réduction des barrières technologiques.
La rencontre entre les deux dirigeants pourrait marquer un tournant dans les relations entre les deux puissances, dans un contexte où les tensions commerciales et technologiques menacent la croissance mondiale. Trump, qui s’est dit ouvert à une nouvelle rencontre avec Kim Jong-un, cherche à projeter l’image d’un président capable de négocier la paix et de défendre les intérêts économiques américains.
À travers cette tournée, l’ancien magnat de l’immobilier veut prouver qu’il demeure l’un des acteurs les plus influents de la géopolitique mondiale, un faiseur d’accords, mais aussi un joueur de pouvoir au style toujours aussi imprévisible.

